Aller au contenu

Roger-Bernard III de Foix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Roger-Bernard Ier (coprince et viguier d'Andorre)

Roger-Bernard III de Foix
Illustration.
Titre
9e comte de Foix
Roger-Bernard III

37 ans et 7 jours
Prédécesseur Roger IV
Successeur Gaston Ier
1er coprince et viguier d'Andorre
Roger-Bernard Ier

23 ans, 5 mois et 23 jours
Avec Pere d'Urtx
Guillem de Montcada
Prédécesseur Lui-même
(seigneur)
Successeur Gaston Ier
Vicomte de Béarn
Roger-Bernard Ier

11 ans, 10 mois et 5 jours
Avec Marguerite
Prédécesseur Gaston VII
Successeur Gaston VIII
Seigneur d'Andorre
Roger-Bernard Ier

13 ans, 6 mois et 15 jours
Prédécesseur Roger Ier
Successeur Lui-même
(coprince)
Biographie
Dynastie Maison de Foix
Date de naissance
Date de décès
Père Roger IV de Foix
Mère Brunissende de Cardona
Conjoint Marguerite de Moncade
Enfants Marguerite
Mathe
Constance
Brunissende
Gaston Ier

Roger-Bernard III de Foix
Comte de Foix

Coprince d'Andorre

Vicomte de Béarn

Roger-Bernard III de Foix († [1]), vicomte de Castelbon et seigneur d’Andorre depuis le , il succède à la mort de son père Roger IV de Foix en 1265 comme comte de Foix et vicomte de Cerdagne. En 1278[2], il devient coprince et viguier d'Andorre avec l'évêque d'Urgel. Par mariage en 1290, il devient vicomte de Béarn. Il est fils de Roger IV, comte de Foix, et de Brunissende de Cardona.

Prise de Foix par Philippe le Hardi

Il succède à son père le , remet le château de Pamiers aux moines de l’abbaye de cette ville et rend hommage à Louis IX, roi de France au mois de juillet ou d’ à Paris.

Il s’allie avec Géraud VI, comte d’Armagnac pour attaquer Géraud de Casaubon. Ils lui prennent le château de Sompuy et en massacrent les défenseurs en 1271. Philippe le Hardi, roi de France, qui ne tolère pas les guerres privées entre ses vassaux, le cite à comparaître, mais il ne se présente pas et le comté est saisi par Eustache de Beaumarchès, sénéchal de Poitiers et d’Albi qui le poursuit dans les Pyrénées. Philippe III intervient, prend Foix le [3] et l’emprisonne à Carcassonne jusqu’à la fin de l’année 1273. À sa libération, il doit accompagner Eustache de Beaumarchès dans une expédition contre les rois d’Aragon et de Navarre pour récupérer ses fiefs.

En 1278, c’est contre Pere d'Urtx, évêque d’Urgell, qu’il lutte, à propos de la possession de la vicomté de Castelbon. La guerre se conclut par un traité de paréage de la vallée d’Andorre le qui institue la principauté d’Andorre. La lutte à propos de la même vicomté reprend contre Pierre III, roi d'Aragon. Capturé à Balaguer le , il est emprisonné à Siurana jusqu’en 1284. Libéré, il accompagne Philippe III dans la croisade d'Aragon.

Son beau-père Gaston VII de Moncade, vicomte de Béarn, meurt le . Dans son testament du , il lègue toutes ses possessions à sa fille aînée Constance, comtesse de Bigorre et de Marsan, mais cette dernière, sans postérité, teste en faveur de sa sœur Marguerite, mariée à Roger-Bernard. Ce dernier prend possession de la vicomté par la force. Malgré la plainte de l’évêque de Lescar, le roi de France laisse faire, car il a besoin du soutien du comte de Foix contre les Anglais. Il se contente de confisquer les châteaux de Lordat et de Montréal et l’invite à combattre pendant deux ans en Terre sainte. Mais la prise de Saint-Jean-d’Acre en 1291 met un terme définitif à la présence franque en Palestine.

Bernard VI, comte d’Armagnac, fils de Géraud VI et de Mathe de Béarn, la sœur cadette de Marguerite, lui conteste la possession du Béarn. Cette succession contestée est à l’origine de plus d’un siècle de lutte entre les maisons de Foix-Béarn et d’Armagnac.

Après le départ de Robert II d'Artois, Roger-Bernard commande l'armée française contre les Anglais lors de la guerre de Guyenne. Il participe au siège de Saint-Sever, en et est nommé gouverneur des évêchés d’Auch, de Dax et de Bayonne, où il doit faire face à Bernard VI, qui vit dans le voisinage.

En 1296, il entre en lutte avec Bernard Saisset, premier évêque de Pamiers, qui refuse d’admettre le droit de paréage du comte et l’excommunie. Cet évêque, prônant un fort sentiment anti-français, entre en lutte avec le roi Philippe le Bel, qui soutient Roger-Bernard et en lutte contre le pape Boniface VIII. En 1301, il se rend à la cour du roi à Senlis, y négocie le mariage de son fils avec Jeanne d’Artois, princesse capétienne. Il meurt à son retour à Tarascon, le , possesseur de la vicomté de Béarn, qu'il transmet à son fils Gaston.

Il est également connu comme poète et troubadour.

Mariages et enfants

[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1267[4] Marguerite de Moncade (v. 1245/1250 † ap. 1310), vicomtesse de Béarn et comtesse titulaire de Bigorre, fille de Gaston VII, vicomte de Béarn, et de Mathe de Matha, et a :

Il est parfois indiqué une première épouse, la « dame de Salenque » qui aurait été répudiée pour stérilité, mais que le comte aurait gardée comme maîtresse et qui aurait donné naissance à Corbeyran, seigneur de Rabat[5]. Mais aucun document ne mentionne ce premier mariage[6] et la seigneurie de Rabat appartient à une branche illégitime issue de Raymond-Roger de Foix, l’arrière-grand-père de Roger-Bernard III. Si un Corbeyran existe bien dans cette branche, il est postérieur d’au moins un demi-siècle à cet hypothétique Corbeyran.

Il est dit père d'Arnaud, bâtard de Foix († ap. 1349), évêque de Pamiers ?

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Sa généalogie sur le site Medieval Lands
  2. Jean-Auguste Brutails, « Au sujet de l'Andorre », Bulletin hispanique, 1918, volume 20, p. 187.
  3. Histoire générale de Languedoc, par Claude de Vic, Joseph Vaissete, Alexandre Du Mège Publié par J.B. Paya, 1843
  4. À la suite du contrat signé à Layrac le
  5. Biographie médiévale : Roger-Bernard III de Foix.
  6. voir entre autres la Foundation for Medieval Genealogy (section bibliographie)

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • (la) François Combes, De Contentionibus Bernardi Saissetti, primi Appamiarum episcopi, cum Rogerio Bernardo, tertio comite Fuxensi, 1269-1300, e multis ineditis documentis, Paris, Didier et Cie libraires-éditeurs, , 48 p. (lire en ligne)
  • Roman d'Amat, « Foix (Roger Bernard III) » dans Dictionnaire de biographie française, vol. 14, Paris, [détail des éditions] , col. 189-90.

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]