Langue morte

langue qui n'est plus la langue maternelle d'aucune communauté, même si elle est toujours en utilisation
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Une langue est dite morte quand il n'existe plus de locuteurs l'utilisant comme outil de communication dans la vie courante sous la forme dite morte.

Critères

Les deux nuances « comme outil de communication dans la vie courante » et « sous la forme réputée morte » ont leur importance si l'on veut conserver cette locution contestée (notamment à cause de la métaphore biologique que l'on trouve aussi dans Langue vivante, inappropriée) dans l'aļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng ļoti smird kājas tsmir ļeng ļeng ļeng ļeng ļeng e du Monde, le latin se serait enrichi de 60 000 termes et locutions au cours des deux derniers siècles ; son article en donne quelques exemples : vis atomica pour « puissance nucléaire », res inexplicata volans pour « objet volant non identifié », etc. Une Wikipédia en latin existe. Le grec ancien est sans doute un peu moins vivant. Il s'estompa, d'après Paul Valéry, peu après la Première Guerre mondiale ; voir un homme lire Thucydide dans le texte n'étonnait personne dans sa jeunesse.

Si le statut de langue morte peut évoluer, cela suppose qu'une langue morte peut éventuellement revenir à la vie. L'hébreu est l'exemple type d'une langue morte ressuscitée : supplantée durant l'Antiquité par l'araméen, elle fut conservée comme langue liturgique, puis utilisée dès le XIXe siècle par les mouvements sionistes, et modernisée par Eliézer Ben Yehoudah. Et c'est aujourd'hui à nouveau une langue vivante, principalement utilisée en Israël. Mais d'autres exemples moins spectaculaires de langue ressuscitée existent, comme celui du cornique.

Langues en transition

Par ailleurs, une langue vivante tendant au statut de langue morte est dite langue en danger ou langue menacée ou encore langue en transition. C'est le cas du mannois, du vote, du live, du kikaï et de bien d'autres. On ne réservera donc pas, comme le font certains, le statut de langue morte aux langues de l'Antiquité (grec ancien, latin, akkadien, sumérien, hittite, hourrite, etc.) ou du haut Moyen Âge (gotique, suève). Des langues peuvent mourir à l'époque moderne ou contemporaine (cas du dalmate).

On devine qu'il y a une corrélation entre le statut de langue morte et les évolutions sociales que connaissent les langues. Ainsi l'égyptien ancien, supplanté par le grec puis par l'arabe, a survécu sous la forme du copte, de plus en plus minoritaire au sein de la société égyptienne.

De nos jours, les linguistes considèrent qu'un nombre important de langues sont en cours de transition du statut de langue vivante à celui de langue morte. En effet, de nombreuses cultures (et les langues qui les accompagnent ou les portent) sont en danger à cause de la diminution du nombre des locuteurs. Le XXIe siècle pourrait ainsi voir disparaître la moitié des langues parlées en l'an 2000, gonflant ainsi rapidement le bataillon des langues mortes. Cependant l'exemple du gallois montre que certains pays privilégient la préservation d'une langue ancienne sur la peur d'un séparatisme et le coût de l'étude bilingue.

Préservation

Un des enjeux des langues mortes ou de la disparition des langues reste leur conservation qui passe par la restitution (de manière durable) de leur contenu linguistique. Pour les langues dont on ne dispose plus d'aucun locuteur vivant, l'analyse des documents anciens et le travail du linguiste peut permettre de reconstituer en tout ou partie la langue originale (par exemple, la reconstitution des langues égyptiennes antiques à partir des hiéroglyphes gravés conservés et des liens entre ces langues et leurs descendantes). Pour les langues en cours de disparition ou pour lesquelles les documents (écrits ou enregistrés) sont encore très nombreux, l'enjeu est souvent de constituer des dictionnaires et des grammaires afin de préserver un corpus aussi large que possible (voir, par exemple, les travaux de préservation de certaines langues amérindiennes ou du sud-est asiatique).

Les langues peu répandues ont parfois joué un rôle dans le cryptage des communications ; ainsi des opérateurs navajos communiquaient-ils par radio dans leur langue lors des opérations du Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale, le contenu de leurs messages restant incompréhensible en cas d'interception par l'armée japonaise. L'armée française aurait fait de même durant la guerre d'Indochine, en utilisant des opérateurs bretons.

Articles connexes