moudre
moudre
v.t. [ lat. molere, de mola, meule ]moudre
Participe passé: moulu
Gérondif: moulant
Indicatif présent |
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je mouds |
tu mouds |
il/elle moud |
nous moulons |
vous moulez |
ils/elles moulent |
MOUDRE
(mou-dr') , je mouds, tu mouds, il moud, nous moulons, vous moulez, ils moulent ; je moulais ; je moudrai ; je moudrais ; je moulus ; mouds, qu'il moule, moulons, moulez, qu'ils moulent ; que je moule, que nous moulions, que vous mouliez ; que je moulusse ; moulant ; moulu v. a.PROVERBE
- Il n'est que d'être à son blé moudre, il n'y a rien de tel pour qu'une affaire réussisse, que de la suivre soi-même.
HISTORIQUE
- XIIe s. Droites les astes, aus bons espiés moluz [émoulus] [, Ronc. p. 45]
- XIIIe s. Jehans proposa contre Pierre, et dist à Pierre qu'il li devoit un quartier de blé, quant il moloit dix mines à son molin [BEAUMANOIR, XXVI, 2]Et li uns des parchonniers [partenaires] ne fit pas envers son segneur ce qu'il doit, par quoi ses sires oste les fers du molin, si que il ne puist mourre [ID., XXII, 8]Cui blez ne faut, sovent puet maudre [RUTEB., 74]Et se li siens curez est tel que Diex le vueille.... Fol sera, s'il guerpist tel molin, puis qu'il mueille [J. DE MEUNG, Test. 712]
- XVe s. Molin... à molre braie, grain à brasser cervoise [DU CANGE, molendinum.]
- XVIe s. [Des fanatiques dans l'Inde] se prosternants emmy la place, ils se font mouldre et briser sous les roues [MONT., II, 39]Ayant les membres tous moulus et froissez de ma chute [ID., II, 58]
ÉTYMOLOGIE
- Picard, morre, meuler ; wallon, moûre ; Berry, meûdre, meûde ; provenç. molre ; catal. moldrer ; espagn. moler ; portug. moer ; du lat. molere ; comparez le terme grec signifiant meule, le goth. malan, l'allem. mahlen, le slave mla. Dans moudre, qui représente molre, du lat. molere, le d n'est pas organique ; il a été appelé, comme dans moindre, gendre, pour le besoin de la prononciation ; d'où mouldre, transformé en moudre ; le d, qui tombe devant les voyelles (moulant, moulu), a l'air de se substituer l'l, et, réellement, il ne fait que la mettre à nu. Il y avait dans l'ancienne langue un autre moudre qui signifiait traire : Quant une femme entre au matin en son estable pour moudre ses vaches, les Évang. des quenouilles, p. 53. Ce moudre vient du lat. Mulgere ( 1er e long), prononcé incorrectement mulgere ( 1er e bref), si toutefois mulsi, mulsum n'indiquent pas un archaïque mulgere ( 1er e bref), conservé populairement.
moudre
Par analogie, Or moulu, Or réduit en très petites parties et dont on se sert quelquefois pour dorer des métaux.
Fig., Avoir le corps tout moulu, être tout moulu, Sentir des douleurs par tout le corps, par suite d'une fatigue excessive. Être moulu de fatigue.
moûdre
MOûDRE, v. act. [1re lon. 2ee muet.] Je mouds, tu mouds, il moud; nous moulons; je moulois ou moulais; j'ai moulu; je moulus; je moudrai; je moudrois ou moudrais;mouds; que je moule, je moulusse; moulant, moulu. = Broyer, mettre en poûdre par le moyen de la meule. "Moûdre du blé, du riz, etc. Par extension: moûdre du café. = Il se dit, neutralement, du moulin: "ce moulin ne peut moûdre que six mois de l'année, faûte d'eau. Il ne moud pas assez menu. "Les moulins à vent ne moulent ni quand le vent est foible, ni quand il est trop fort.
MOULU, part. et adj. "Il a le corps tout moulu, il est tout moulu; il sent des douleurs par tout le corps; on l'a tout moulu de coups; on l'a batu outrageûsement. = Or moulu, réduit en petites parties, pour dorer les métaux. "Cuivre doré en or moulu.
moudre
mahlengrind, mill, pulverize, crushmalen, vermalen, kwellen, (ver)malen, afranselenגרס (פ'), טחן (פ'), גָּרַס, טָחַןmoldremlítmalemuelimolerjauhaamacinaremoerيَطْحَنαλέθωmljeti挽く...을 갈아 (가루로) 만들다kvernezemlećмолотьmalaบดöğütmekxay磨 (mudʀ)verbe transitif