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U n i v e r s i t é d e s S c i e n c e s , d e s Te c h n i q u e s e t d e s
Te c h n o l o g i e s d e B a m a k o
Faculté de Médecine
Papa tu as fait de moi ce que je suis aujourd’hui, tu nous as inculqué le sens de partage de
la solidarité, du travail bien fait et surtout de l’amour du prochain. Ce travail est le fruit de
l’arbre que tu as implanté. Soyez sincèrement récompensé, je te promets d’en faire plus
pour que ton nom soit rehaussé. Je voudrai par ce travail, que du moins servirait de
modèle à mes autres frères et sœurs. Je veux aussi tu sois le papa le plus heureux, celui
qui a su préparer la bonne relève.
Amour paternel.
Les mots me manquent pour qualifier la mère que tu as été et continue à représenter
pour moi. Voilà tu es récompensée pour toutes ces années d’abnégations soutenues.
Merci pour tous ces efforts, afin que je deviens aujourd’hui par la force de ta volonté et
de ton courage ce que je suis, cette volonté de réussir, je te le dois. Je veux que tu reçois
en ce travail, la reconnaissance de tant d’espoir et de la confiance que tu as placée en
moi. Que l’éternel le tout puissant te comble et m’accorde la grâce de te faire bénéficier
autant que possible du fruit de ce travail.
1
REMERCIEMENT
Bintou Cissé, Assitan Cissé, Abdoul Karim Cissé, Djenèbou Cissé, Abdoulaye Cissé,
Mansa Cissé, Koumba Cissé, Assan Cissé, Moussokoura Cissé, Doussou Cisssé,
Fatoumata Cissé.
Une tendre complicité nous a toujours lié. Pour vous qui la famille est au dessus de tous,
merci pour votre écoute et l’attention, votre disponibilité sans faille, et votre soutien
désintéressé à mon égard. Ce travail est le vôtre, trouvez ici l’expression de mes
sentiments fraternels.
Tendre affection.
A mes amis(es) : Chacka Traoré, Diango Sangaré, Aly Niakate, Tidiani Ball,
Boubacar Goita
Meilleures pensées.
2
A ma tante : Kadiatou Diakité.
Merci pour votre affection et votre soutien tout au long des études. Ce travail est le vôtre.
Une bonne femme ; je voudrai dire une bonne épouse doit être toujours patiente,
courageuse et tolérante.
Compagne fidèle de bons et de mauvais moment, merci pour cette marque de confiance
à mon égard. Trouves ici l’expression de mon attachement. Que le Tout puissant nous
gratifie de sa bénédiction divine et nous donne beaucoup de douceurs dans notre foyer,
amen. Ce bonheur est partagé.
A Dr Tamboura Boubou :
Merci infiniment pour votre soutien apporté à la réalisation de ce document soyez assuré
de ma reconnaissance.
A Dr Oumar Diakité :
Merci pour toutes ces années de prières et d’encouragements ce travail est le votre.
Merci pour votre soutien sans faille dans la prière. Que Dieu vous bénisse.
A tous les enseignants et élèves du LYCEE FILY DABO SISSOKO, LYCEE MODRNE
ADIE GUIEROU ,LYCEE MINA DIARRA et L’INSTITUT DE FORMATION EN
ADMINISTRATION et de COMMERCE.
Homme de science réputé, c’est un grand honneur que vous nous faites en acceptant de
présider ce jury malgré vos multiples occupations. Votre dévouement, votre esprit
d’écoute et votre sens de l’humanisme font de vous un Maître admiré par tous.
Au- delà de votre très grande compétence, votre savoir être impose le respect. Qu’Allah
vous prête longue vie pleine de bonheur pour que nous puissions davantage bénéficier de
vos expériences tant immenses(Amen). Soyez assuré cher Maître de notre sincère
reconnaissance.
4
A notre Maître et directeur de thèse
Honorable Maître,
C’est un grand honneur que vous nous faite en acceptant de diriger ce jury, malgré vos
multiples préoccupations.
5
A notre Maître et membre de Jury
Dr Zoumana Koty
Nous avons été touché par la spontanéité avec laquelle vous avez accepté de participer à
l’amélioration de ce travail. Votre dynamisme, vos qualités scientifiques et humaines font
de vous un exemple à suivre.
6
A notre Maître et Co-directeur
<< Organisation et management des systèmes publics de prévention vaccinale dans les
pays en développement>>
Merci pour tout ce que nous avons appris à vos côtés. En plus de votre rôle de maître,
vous avez été pour nous le grand frère et le conseiller. La joie du travail bien accompli
explique toute la rigueur de vos méthodes.
Cher maître, ce travail est le vôtre et nous prions d’accepter nos sentiments distingués
7
Abréviations
8
Table des matières
I. Introduction..................................................................................1-2
1. Description………………………………………………………………………………………26
2. Hypothèses………………………………………………………………………………………26
3. Objectifs……………………………………………………………………………………………26
4. Justification………………………………………………………………………………27-28
3. Lieu d’étude………………………………………………………………………………………30
V-Produits attendus………………………………………………………………………33-53
IX. Annexe
-Questionnaire
-Certificats
*Langue bamanan (bamanan kan)
*Ethique
10
I-Introduction
Une infection sexuellement transmissible (IST) est une infection qui se transmet avec
au moins un des partenaires infectés au cours de différentes formes de rapports sexuels :
contacts génitaux ou sanguins, rapports oraux, vaginaux ou anaux (muqueuses et fluides
corporels Cette infection peut donner lieu à une maladie infectieuse.
D’après l’OMS 250 millions de cas des d’IST surviennent chaque année dans le monde,
avec des conséquences qui engagent le pronostic fonctionnel (stérilité tubaire) ou vital
(sida) [25].
Les infections sexuellement transmissibles (lST) sont un facteur associé qui contribue
souvent à la transmission accélérée du virus du VIH-sida. En 2008, on estimait à 33,4
millions le nombre d’adultes et d’enfants vivant avec le VIH et le SIDA dans le monde, et
2,7 millions de nouvelles infections et 2,0 millions de décès. [25]
L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée avec 22,4 millions de personnes
vivant avec le VIH et SIDA, 1,9 millions de nouvelles infections et 1,4 millions de décès dus
au SIDA. [25]
11
constitue une menace évidente et amène à une réévaluation du risque sexuel dans cette
population.
Les plus fréquents des IST sont la gonococcie, la syphilis (Dana), les chlamydioses,
l’herpès génital, la trichomonose et les papillomaviroses.
Toutes les pratiques sexuelles qui comportent un contact sexuel avec une autre
personne (sans protection), ou les fluides génitaux avec un contact direct avec le sang
d'une autre personne, sont considérées comme facteur de risque de transmission d'une
IST. Chaque IST présente un risque et un degré de gravité différents.
-Gonococcie
-Chlamydiose
-Mycoplasmoses
-Trichomonose
-Candidoses
12
-La donovanose (Calymmapobacterium granulomatis : granulome inguinal).
3. Les IST se traduisant par une lésion tumorale
-Condylomes vénériens(Papillomavirus)
-Molluscum contagiosum de l’adulte (poxvirus)
13
- Epidémiologie
La prévalence des infections génitales à gonocoque chez les femmes enceintes en milieu
africain varie de 1,8 à 11,7% .Le risque de contracter une conjonctivite purulente chez un
nouveau né dont la mère est infectée par des gonocoques est de 30 à 40 % s’il n’y a pas
de chimioprophylaxie, elle se complique de kératite, dans 10 à 20 % des cas dont bon
nombre entraînent une cécité .20 à 40 % des salpingites en Afrique chez les femmes des
villes âgées de 15 à 45 ans sont dues aux gonocoques.
Le risque de contracter une gonococcie par des rapports sexuels vaginaux avec une
personne contaminée est de 20 à 30 % pour un homme sain et 50 à 80 % pour une
femme saine. La gonococcie est la principale cause d’urétrite chez l’homme dans les pays
en voie de développement.
- Agent causal
Il s’agit d’un diplocoque Gram-négatif en grain de café ; chaque diplocoque ayant 0,7 μm
de longueur 1,3 μm de largeur. Par rapport aux polynucléaires, les diplocoques sont intra
ou extra-cellulaires. Neisseria gonorrhoeae est une bactérie que l’on trouve sur les
muqueuses. Il est très fragile et sensible aux variations de température et de PH. Le
gonocoque est très souvent associé aux infections à Chlamydia Trachomatis, Candida
albicans, Trichomonas vaginalis, Mycoplasmes.
1.2- IST à chlamydia
- Epidémiologie
La prévalence des infections génitales à chlamydia chez les femmes enceintes en milieu
urbain Africain varie de 5,3 à 13 % les chlamydiae constituent la 2ème cause d’urétrite chez
l’homme dans les pays en voie de développement. 20 à 50 % des salpingites en Afrique
chez les femmes des villes âgées de 15 à 45 ans sont dus aux chlamydiae.
- Agent causal
Les chlamydiae sont des bactéries immobiles à gram négatif et sont cellulaires
obligatoires. Elles se multiplient à l’intérieur du cytoplasme des cellules hôtes, forment
14
des inclusions intra cellulaires caractéristiques. Elles se distinguent des virus par leur
contenu en ADN, par leurs parois cellulaires semblables en structure à celles des bactéries
gram négatif et par leur sensibilité à certain anti bactérien tel que les tétracyclines et
l’érythromycine. le chlamydiae trachomatis comporte différents sous groupes (A,B,C,D)
agent du trachome, G et K responsable d’infection génito-urinaire, L1, L2, L3 agent de
Nicolas – Favre.
1.3-Affection à mycoplasme [31] :
Les mycoplasmes sont les plus petits procaryotes capables de se multiplier de façon
autonome. Il s’agit de bactéries de petites tailles 0,2 à 0,3 μm allant de forme coccoïdes à
des formes filamenteuses à l’examen sur fond noir Ureaplasma urealyticum et
Mycoplasma hominis sont responsable d’urétrites,
1.4-Affections à trichomonas vaginalis [32]
Le Trichomonas vaginalis est un protozoaire microscopique unicellulaire en forme de
poire, un peu moins gros qu’un globule blanc. La « queue » du trichomonas se termine
par 4 minces filaments, exécutant, de rapides mouvements et permet à cet organisme de
se déplacer à vive allure.
1.5-Candidose vaginale
- Historique:
En 1840, Wukinson établit une corrélation entre une vulvo-vaginite et la présence de
Candida albicans. En 1875, Mauss Mann prouve la pathogénicité de Candida albicans
pour les voies génitales féminines. Il inocula des pertes de malades porteuses de
champignons à des témoins sains et provoque chez elles une vulvo-vaginite.
- Epidémiologie:
Répandus dans le monde, les Candidas sont normalement des commensaux,
parfaitement tolérés de l’homme sain qui dans 5% au moins des cas en abrite dans son
15
oropharynx et dans son intestin. Levure Saprophyte, strict du tube digestif, le Candida
dans toute autre localisation peut être considéré comme pathogène. La fréquence de la
candidose urogénitale ne cesse de croître. Dans 10 à 15% des infections non
gonococciques et des vulvo-vaginites, on trouve des levures du genre Candida.
-Agent pathogène [32] :
Candida Albicans appartient à la famille des champignons se reproduisant par division
binaire et par bourgeonnement de cellules isolées. Il réside naturellement dans le tube
digestif humain, mais il peut être présent en faible quantité dans la flore vaginale normale
(chez 25% des femmes) ; 30 à 40% des candidoses génitales peuvent être transmises ou
entretenues par voie sexuelle.
Le genre Candida rassemble près de 100 espèces, mais seulement une douzaine est
observable en pathologie humaine. Candida albicans est le plus fréquemment rencontré
dans les infections urogénitales.
2. Les IST se traduisant par une ulcération
2.1- Herpes génital dû à l’Herpes simplex [7]; Herpes simplex virus type 2 appartient à la
famille des Herpes viridae. L’homme est le seul réservoir de ce virus très fragile, transmis
préférentiellement par les relations sexuelles. Il est responsable de vulvite chez la femme,
de balanite chez l’homme, de vulvo-vaginite chez la petite fille. Il provoque l’herpès
néonatal qui sans traitement peut entraîner 85% de décès chez les nouveau-nés atteints.
2.2 -Syphilis:
La syphilis doit son nom à un chirurgien de Vérone, hieronymus frascatorius, qui en 1530
écrit un poème « syphilis sive morbus gallicus » ou son héros, le berger syphilis (nom
16
empreinté à une légende d’ovidé ou il est question du mont syphilis) est frappé par
appollon de la maladie «pour avoir enlevé des autels défendus sur la colline ». le berger
syphilis a offensé le soleil, renversé ces autels et en a enlevé au roi Accinoüs dont il garde
le troupeau. Le Dieu soleil, pour le punir lui renvoie le mal Vénérien. Les habitants
donnent le nom de syphilis en mémoire ou berger, premier homme atteint de cette
maladie contagieuse.
-Epidémiologie :
D’après l’OMS la syphilis constitue aujourd’hui encore un problème mondial et l’on
évalue à 12 millions le nombre de personnes infectées chaque année, bien qu’il existe des
mesures de prévention efficaces, comme le préservatif, et des mesures thérapeutiques
elles aussi efficaces et relativement peu coûteuses.
-Agent causal :
Il s’agit de bactéries spiralées, mobiles à division transversale, le tréponema pallidum
est de forme hélicoïdal, à une longueur de 8M à 14 M, une largeur de 0,15 à 0,20M ; la
largeur et la profondeur des spires (0,8 à 1M) sont égales et constantes tout le long du
corps spirochetien. Cette bactérie est mise en évidence par l’examen au microscope. Il en
découle quatre forme à savoir :
2.2.1- La syphilis primaire [27] : elle se caractérise par l’apparition du chancre au point
d’inoculation, accompagnée de son adénopathie satellite. Cette adénopathie n’est pas
spécifique, car observée dans le chancre mou et l’herpès.
Elle peut s’associer à d’autre IST : gonococcie, urétrite à Chlamydia trachomatis.
2.2.2-La syphilis secondaire [31] : C’est la phase de dissémination septicémique de
Treponema pallidum. Elle apparaît six semaines après le chancre. Elle est marquée par
une éruption cutanée polymorphe. L’atteinte du système nerveux central dès ce stade est
fréquente. A ce stade la maladie est curable.
2.2.3-La syphilis tertiaire [31] : Elle est marquée par des atteintes viscérales graves,
cardiovasculaires, neurologiques, osseuses ou cutanées. La syphilis tertiaire persiste
17
jusqu’à la mort. La neurosyphilis est classiquement rattachée à la syphilis tertiaire ;
cependant la contamination du système nerveux central peut se présenter à tous les
stades de la maladie.
2.2.4-La syphilis Latente[31] : c’est la phase latente asymptomatique de longue durée et
25% des cas non traités évoluent vers une syphilis tertiaire, selon l’OMS ; cette syphilis
latente est précoce lors qu’elle évolue depuis moins de deux ans. Elle est tardive quand
elle évolue depuis plus de deux ans.
2.3- Chancre
- Chancre mou (Muso teré) [32]
- Epidémiologie
Le chancre mou est surtout répandu en Afrique et en Asie (20 à 60 % des ulcérations
génitales), particulièrement dans les milieux défavorisés et chez les prostitués.
- Agent causal
L’agent responsable du chancre mou est l'Hemophilus ducreyi . En culture les bactéries
sont regroupées en « banc de poison »
2.4-Donovanose due à Calymmato bacterum granulomatis [32].
L’ulcération est unique ou multiple, indurée, granulomateuse, rouge vive, indolore et
saignante facilement au contact.
2.5 Maladie de Nicolas – Favre due au chlamydiae
CONTENU ????????
3. Les IST se traduisant par une lésion tumorale
-Condylome (crête de coq) dû à un virus du groupe de Papillomavirus [7].
On distingue trois aspects cliniques principaux : les condylomes acuminés ou crêtes de
coq facilement reconnus, les condylomes plans, infection infra clinique, le diagnostique
clinique suffit dans les condylomes acuminés.
18
4. Les IST à traduction extra génitale
4.1- SIDA
A- DEFINITION :
1- Historique :
L’histoire du SIDA commence des deux villes des Etats Unis (New York et Los Angeles)
où des cas cliniques ont été observés chez des communautés d’homosexuel par le
Docteur Gohlieb et collaborateurs entre octobre 1980 et Mai 1981 et par le Docteur
Pozalki [12]. La nature infectieuse et transmissible du SIDA suspectée au paravent fut
confirmée par les travaux du Professeur Luc Montagnier et son équipe qui en 1983
isolent le virus du SIDA à partir du ganglion lymphatique d’un sujet atteint du syndrome
de lymphadénopathie chronique. Le virus du SIDA qui fut appelé Lymphadenopathy
Associated Virus (LAV) ou virus associé à la lymphadénopathie . C’est l’identification du
V.I.H1 [21-22]. Ensuite, en 1984, le même virus fut identifié par Robert Gallo qui l’appela
H.T.L VIII [12-13].
En 1986, un deuxième rétrovirus humain ( LAV III ) causant le SIDA fut isolé à l’institut
Pasteur chez les malades d’origine Ouest Africaine hospitalisés à l’hôpital Claude Bernard
de Paris [2]. Ce même virus fut retrouvé par M. Essex et appelé HTLVIV la même année .
En revanche, en Mai 1986, le comité international de la taxonomie (CIT) des virus à
recommandé une nouvelle appellation, virus de l’immuno déficience humaine «Human
Immuno Deficiency Virus (HIV)».
- En 1993, la classification CDC du virus est faite.
- En 1995, ce fut le développement des bi thérapies et de la mesure de la charge virale.
- En 1996, les trithérapies se développent.
2- Epidémiologie de l’infection par le VIH :
2.1- Situation de l’infection par le VIH dans le monde :
Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) a tué plus de 25 millions de personnes
[17] depuis qu’il a été identifié en 1981, ce qui en fait l’une des épidémies les plus
19
dévastatrices de l’histoire. Malgré un accès récemment amélioré aux traitements
antirétroviraux et à la prise en charge dans de nombreuses régions du monde, l’épidémie
de SIDA a fait 2,0 millions [1,7–2,4 millions] de décès en 2008.
20
- La variabilité génétique : Elle explique la possibilité de résistance à certains traitements.
Deux types de VIH présentant des pronostics et des taux de transmissions différents ont
été identifiés :
VIH 1 : isolé en France puis aux Etats-Unis en 1983, il fut synonyme de LAV et
de HTLVIII. Ce virus se divise en trois groupes :
- Groupe M (majeur)
Il inclut la quasi-totalité des variantes isolés de par le monde et est lui-même séparé en
11 sous types de A à K ;
- Groupe O (out lier)
Ils regroupent un nombre limité de variants très éloignés de M qui représenteraient près
de 50% de divergence avec les autres VIH1 ;
- Le groupe nouveau (N) ou non M et non O :
Le premier isolat a été identifié 1995 chez des patients Camerounais.
VIH2 : isolé en Afrique en 1986 plus proche du virus de l’immunodéficience simienne
(Kurt et coll.), car présentant des propriétés communes : morphologie et morphogenèse
tropisme pour les cellules possédant la molécule CD4, cytopathogénicité, pathogénicité
(immunodéficience) ; organisation génomique surtout pour les gènes de régulation.
Sensibilité : Le VIH est fragile dans le milieu extérieur il est inactivé par : la chaleur à 55oC
pendent 30mn, l’alcool à 70oC pendent 30mn, l’acide hypochloridrique (eau de javel)
dilué au 1 / 10 pendent 40mn, l’eau oxygéné à 0,3% mais résiste au froid ; aux rayons X ;
U ; V.
Affinité : le VIH a une affinité pour les cellules porteuses de la molécule CD4 :
lymphocytes TCD4, macrophage, monocyte qui sont ses principales cibles ; le VIH affecte
également d’autres cellules porteuses de CD4 : précurseurs médullaires, lymphocytes B
immortalisés par le virus Epstein Barr (VEB),cellules intestinales, cellules gliales du
cerveau, cellules d’endothélium vasculaire avec production d’interleukine 6.
21
L’infection de certaines de ces cellules se fait par l’intermédiaire du récepteur CD4 par
liaison avec le groupe GP 110 du virus. D’autres récepteurs seraient aussi mis en jeu.
Exemple : Les canaux ioniques, ce qui explique la formation du syncytium in vitro et le
fait qu’in vivo des cellules ne possédant pas le récepteur CD4 puissent être infectées ;
exemples : cellules nerveuses non macrophagiques.
Le récepteur macrophagique CCR-5 découvert en 1996 interviendrait dans la
transmission sexuelle du VIH et au début de l’infection.
2.2.1-Structure :
L’étude de la structure génétique du VIH permet de comprendre la complexité de ce
Virus, certaines de ses manifestations cliniques et biologiques.
Le virus apparaît sphérique au microscope électronique avec un diamètre de 80 à 120nm
Sa structure comporte :
- une enveloppe de couche lipidique ou « core » portant à sa surface, 72 boutons de
longueur 9 à 10 nm et de largeur 14 nm,
- A l’intérieur de l’enveloppe se trouve une matrice protéique de 5 à 6nm d’épaisseur
jouant le rôle de facteur stabilisant de la particule virale mature et de facteur supportant
la projection de surface,
- Molécule d’ARN associé à la transcriptase inverse.
En coupe, on observe, une sorte de barreau conique de 10 nm de long et de 45 nm de
large. L’espace vide entre le core et la matrice protéique est partiellement occupé par les
masses denses d’électrons « corps latéraux ».
2.2.2-Organisation génétique [5-14]
Le génome viral compte plus de 9.700 nucléotides ; le génome est composé de
l’extrémité 3’ vers l’extrémité 5’ de trois gènes caractéristiques des rétrovirus codant les
composants structuraux du virus :
- Le gène « gag » (Groupe antigène) code pour les protéines internes appelées du « core »
qui sont : P50 et P40 qui se cliveront en P18 et P13 ;
22
- Les protéines du noyau P24, P17, P13, ce dernier se clive en P6 et P9 ;
- Le gène « pol. » (Polymérase) code pour les enzymes de réplication P68 et P67
constituant la reverse transcriptase P34 correspond à l’intégrase ;
- Le gêne « ENV » (enveloppe) code pour les glycoprotéines GP110 et GP41 issue de
GP160 qui est un précurseur moléculaire.
GP110 est responsable de l’interaction avec la membrane de la cellule cible au niveau du
récepteur CD4 permettant la pénétration du VIH ;
GP110 correspond aux boutons hérissant la surface du virus ;
GP41 permet d’induire le syncytium (fusion cellulaire) qui est un des éléments
cytopathogènes du VIH.
Contrairement aux autres rétrovirus, le VIH possède d’autres gènes intervenant dans sa
réplication, ceux-ci explique probablement son haut pouvoir pathogène. Il s’agit de gènes
régulateurs se retrouvant chez VIH1 et VIH2 ; ce sont :
- TAT favorisant l’augmentation du niveau de la synthèse des protéines virales ;
- REV qui favorise l’augmentation des ARN messagers correspondant aux protéines gag,
Pol et ENV ;
-VIF qui permet d’augmenter l’infectiosité ;
- NEF dont le rôle est inconnu.
Il existe d’autres gênes n’appartenant pas aux deux types de virus :
-VPU est présent chez VIH1 ;
-VPX se trouve chez VIH2 et VIS.
2.2.3-Variabilité génétique [31] :
L’analyse phylogénétique de nombreuses souches du VIH1 d’origine géographique
diverse a révélé trois grands groupes distincts de virus nommés M pour majeur ou main,
N (pour new ou non O) et O (pour out lier) le groupe O ne représente que 50%
d’homologie avec les souches du groupe M dans les séquences du gène de l’enveloppe.
La grande majorité des souches de VIH1 responsables de la pandémie appartient au
23
groupe M dans lequel l’analyse phylogénétique a permis d’identifier 11 sous types (de A à
K), et près de 20% des isolats sont recombinants, avec des parties du génome
appartenant à des sous types différents. Il est important de distinguer les sous types purs
des virus recombinants. Pour être classés comme des sous types, les isolats doivent se
ressembler entre eux et non à d’autres sous-types sur le génome entier. Sur cette base, il
y aurait seulement neuf sous-types au sein du groupe M, étant donné que le virus du
prototype E et I dans l’enveloppe sont des recombinants avec des fractions importantes
du génome appartenant à d’autres sous types.
2.2.4-Réplication virale [31]
La fixation et la fusion des virus sur les récepteurs cellulaires sont les premières étapes
du cycle viral, les structures de surface du VIH y jouent un rôle principal et les deux
glycoprotéines de l’enveloppe sont directement impliquées dans le mécanisme de
fixation et de fusion. La glycoprotéine trans-membranaire participe à la fusion entre
l’enveloppe virale et la membrane cellulaire.
L’intégration génomique : Après que le noyau viral ait été introduit dans la cellule, il est
décapsidé et l’ARN du virus est libéré dans le cytoplasme. Le brin de l’ARN est copié en
simple brin d’ADN intermédiaire grâce à une polymérase. On obtient un hybride ARN
ADN. Une ribonucléase intervient alors pour détruire l’ARN d’origine viral ; et la
polymérase produit alors un second brin d’ADN en utilisant le premier comme matrice ;
polymérase et ribonucléase sont souvent désignées sous le nom de transcriptase inverse ;
l’ADN double brin migre vers le noyau, et une troisième enzyme, l’intégrase ou endo-
nucléase, intervient. Elle permet l’intégration de la copie d’ADN du génome viral dans le
génome cellulaire sous forme de provirus, l’information virale répliquant chaque fois que
la cellule se subdivise. Le provirus reste silencieux ou entre dans un cycle reproductif
quelque soit le facteur déclenchant le cycle reproductif ; il provoque l’activation virale
(par le gène TAT) et lève l’inhibition de la réplication (liée au gène VIF). L’ADN intégré est
alors transcrit en ARN. Les copies de l’ARN du génome ainsi que les ARN messagers
24
migrent alors vers le cytoplasme où ces derniers sont traduits en protéines grâce aux
ribosomes. La protéine et l’ARN viral sont assemblés pour donner des structures
sphériques qui bourgeonnent à la surface de cellule. En sortant de la cellule, le virus
s’enveloppe, retrouvant les constituants de l’enveloppe qui ont été transportés et sont
insérés au niveau de la membrane cellulaire indépendamment du noyau viral. Après un
bourgeonnement, les particules complètes sont libérées ; ces particules vont alors
infecter à leur tour d’autres cellules cibles dans l’organisme accélérant ainsi la
dissémination virale.
4.2-Les Hépatites virales B et C :
Les hépatites virales sont des infections systémiques atteignant préférentiellement le
foie. Elles provoquent des lésions inflammatoires de ce dernier, des altérations
hepatocytaires dégénératives et une élévation des transaminases sériques. Les virus des
hépatites B (famille des Hépadnaviridae etc. groupe des Flaviviridae) ont des modalités de
contamination voisines. Le virus de l’hépatite B est ubiquitaire, le diagnostique est
sérologique, le virus n’étant pas cultivable. La prévention repose sur la vaccination, le
screening de sang de donneurs, les rapports protégés qui assurent une protection
efficace.
5. Les IST se traduisant par une parasitose externe
25
Il s'agit d'une ectoparasitose due à Phtirius inguinalis. Le parasite se localise dans la
pilosité génitale ; l'adulte est accroché à la racine du poil, les lentes sont fixées sur les
tiges pilaires. C'est une MST (plus connue sous le nom de « morpions »), mais des cas de
contaminations indirectes sont possibles (literie, serviettes). Chez l'homme, la parasitose
peut s'étendre sur la pilosité abdominale, thoracique, la barbe, les cils... L'atteinte ciliaire
peut également s'observer chez l'enfant. L'extension au cuir chevelu est exceptionnelle.
B-L’adolescence :
26
(économiques et culturels) liés aux grossesses précoces, obligeant souvent les
adolescentes à quitter l’école.
Au Mali, l’adolescence correspond à l’apparition des caractères sexuels secondaires
jusqu'à la fin de la croissance. Ce pendant il est nécessaire de faire une étude sur
l’influence de la scolarisation sur les connaissances c'est-à-dire la connaissance des
différentes IST, le mode de transmission et attitude comportemental c'est-à-dire les
moyens de protection de ces infections sexuellement transmissible. Au Mali 25% des
jeunes femmes de 15-24 ans avaient déjà leurs premiers rapports sexuels en atteignant
l’âge de 15 ans(6) ; chez les hommes de même âge la proportion correspondante est cinq
fois plus faible (5%)[6]. .
Cette proportion varie peu selon l’âge : d’un minimum de 24% parmi celle de 15-19 ans
à un maximum de 26% parmi celle de 20-24 ans. Par ailleurs en atteignant l’âge de 18 ans,
les jeunes femmes dont l’âge est compris entre 18-24 ans ,7.3% avaient déjà eu leurs
premiers rapports sexuels. Par ailleurs les pourcentages d’hommes et femmes âgé de 15-
25 ans qui ont utilisé un condom au cours de leurs premiers rapports sexuels étaient
estimé à 6% chez les femmes et 15% chez les jeunes hommes .ainsi le niveau de
connaissance sur les moyens de protection et les rapports sexuels précoces à une
influence sur les infections sexuellement transmissible [6].
27
L’augmentation croissante du nombre d’adolescent et des jeunes célibataires
L’apparition des règles à un très jeune âge ;
Le déclin de l’autorité familiale par suite de la transformation des structures et des
fonctions de la famille ;
Les relations sexuelles précoces sans protection ;
Le faible pouvoir d’achat des adolescents et des jeunes à cause du chômage.
Ces nouveaux types de comportement exposent les adolescents et les jeunes aux
grossesses non désirées, aux accouchements précoces avec leurs conséquences, aux
avortements pratiqués clandestinement faite dans les conditions dangereuses, aux
infections sexuellement transmissibles, à l’infection au VIH et à la consommation de
drogues.
C-Notion d’attitude et de comportement
1- Définition :
L’attitude peut être considérée comme la manière particulière qu’a une personne d’agir,
de penser et de sentir. Elle détermine et oriente le comportement de l’individu ou des
groupes d’individus l’attitude dépend de plusieurs facteurs mais aussi des conditions
socio- économiques en dernière instance les attitudes constituent un objet d’étude
centrale en psychologie sociale. Tantôt, ce concept est utilisé pour exprimer la singularité
d’une réaction (attitude d’un individu au cours de la discussion) tantôt, il exprime la
réaction d’une collectivité. En fait il n’y a pas d’unanimité autour de la définition de la
notion d’attitude.
Ainsi STECTZL.J dans sa définition réduit l’attitude uniquement à une relation entre une
personne et des objets ou des valeurs normales, quant à Maisonneuve, il insiste sur
l’aspect de l’attitude et sa tendance qu’à l’action d’attitude, apparaît ainsi comme une
prédisposition à agir plutôt que des actions comme telles, elle oriente ainsi le
comportement de l’individu dans une direction.
28
2- Eléments caractéristiques :
On distingue un certain nombre d’éléments caractérisant les attitudes :
L’aspect cognitif c’est à dire l’attitude vis à vis de quelques choses, ou d’un
phénomène est fonction des connaissances et des informations qu’on a sur
l’objet en question .C’est pourquoi l’attitude exprime en général des opinions
individuelles ou collectives stéréotypées même figées (concept fixe). Par
exemple : un jeune peut refuser d’utiliser un préservatif parce qu’un autre a une
idée négative sur le préservatif.
L’aspect affectif ou émotionnel qu’explique la direction de l’attitude (pour ou
contre). Ainsi on peut affirmer que l’attitude est aussi fonction des sentiments
qu’un sujet manifeste face à une situation ou une personne. C’est alors qu’une
personne affirme avoir une haine contre quelque chose, il ne serait pas
étonnant de voir ses proches refuser cette chose.
ll va sans dire que l’attitude, étant une prédisposition à agir, elle se caractérisé
par une tendance à action donc joue sur la conduite, le comportement général.
Ces différents aspects de l’attitude (le cognitif, l’affectif et la tendance à action) sont
intimement liés et sont en inter action l’un et l’autre.
L’attitude est donc un produit de la socialisation, elle est acquise, apprise. Cette
acquisition se fait sous diverses formes. On a ainsi l’intériorisation des attitudes issues du
groupe d’appartenance (clan, famille, communauté).
La constitution des attitudes se fait aussi par l’expérience propre du sujet cette
expérience lui permet de tirer des leçons des épreuves vécues par lui même et se fait une
attitude vis à vis d’elle. Etant acquise l’attitude est susceptible au changement et ce
changement constitue un moyen approprié pour changer le comportement, car l’attitude
détermine le comportement dans une mesure large. Il apparaît alors, à la lumière des
caractéristiques de l’attitude que le changement d’attitude est une entreprise difficile.
29
Parmi les conditions préalables au changement d’attitude, nous avons la connaissance
du groupe cible dont il faudrait l’analyse et la compréhension des besoins, des
contraintes, des croyances ou représentations mentales du groupe dont on espère
changer l’attitude.
Cependant, en dépit des liens entre attitude et comportement, il y a souvent divorce
entre ces deux.
Ce manque de cohésion pourrait s’expliquer par le fait que plusieurs attitudes
influencent un comportement donné. C’est ainsi que le fait d’avoir une attitude négative,
par exemple sur le condom et utiliser le condom peut exister, ce contraste peut être le
fait de plusieurs situations.
En se résumant on peut affirmer qu’à travers ses caractéristiques l’attitude est la
manière particulière qu’une personne a (ou un groupe de personnes) d’agir, de penser,
de sentir. Il est certes vrai bien qu’il n’y a pas toujours une relation de détermination
entre attitude et comportement cependant en général les attitudes sous entendent des
comportements. C’est pourquoi on ne tarde pas d'affirmer que la connaissance des
attitudes permet une certaine prévision des types de conduite, de comportement d’une
personne ou d’un groupe de personne donné.
3-Définition du comportement sexuel [19]
Il peut être entendu comme l'ensemble des façons et des modes de faire et de vivre la
sexualité d'un groupe particulier. Ainsi, il vise un double objectif : d'abord la satisfaction
d'un instinct, d'une pulsion biologique indispensable à la perpétuité de l'espèce humaine
et ensuite la recherche du plaisir à travers les organes sensoriels.
II-Enoncé du problème
Ainsi pour un travail sur une question aussi large que celle que nous venons
d'entamer à savoir la vulnérabilité des adolescents à l'infection des IST, il est
important d'analyser les informations sur les connaissances des adolescents. Par
conséquent, il sera axé sur un certain nombre de questionnements, cela nous
30
permettra de nous situer dans le sens de nos objectifs afin de ne pas trop nous
éloigner de la perspective que nous voulons mettre en exergue.
1- Description
- Cette étude porte sur les adolescents en milieu scolaire et réaliser ainsi qu’il suit:
-La collecte des données, les analyses des données recueillies, les interprétations de ces
données, les recommandations et en fin de tirer une conclusion sur l’influence de la
scolarisation sur le niveau des connaissances, des attitudes et des pratiques contre les
infections sexuellement transmissibles.
31
2- Hypothèse
3- Objectifs
Etudier des connaissances, des attitudes et des pratiques des adolescents en milieu
scolaire sur les infections sexuellement transmissibles.
3-2-Objectifs spécifiques
-Décrire les pratiques sexuelles des adolescents en milieu scolaire face aux infections
sexuellement transmissibles.
-Rechercher les sources d’information des adolescents sur les infections sexuellement
transmissibles et apprécier la qualité de l’information reçue.
4-Justification
L’adolescence est une grande actualité comme le sont les problèmes qui lui sont
spécifique, problème surtout de santé étant donné qu’il s’agit d’une période d’immaturité
physique, d’activité intense durant laquelle l’adolescent a surtout tendance à adopter un
modèle adulte et ceci est prédominant sur le plan comportemental.
32
Etant donné cette vulnérabilité des adolescents à l’infection, et les interactions multiples
entre infection sexuellement transmissible, il est important d’analyser les informations
disponibles sur la connaissance et les sources d’information des adolescents de même
réfléchir sur les méthodes de prévention et les barrières au traitement.
Nous avons choisi ces lycées et ces écoles professionnelles puisque ces établissements
scolaires ont la particularité d'être des établissements mixtes où l'on retrouve des élèves
de différents sexes. Ces établissements scolaires offrent donc un cadre approprié où l'on
peut étudier la sexualité car ils proposent déjà une proximité des sexes propice à une
évolution et à une évaluation de la sexualité.
Aussi, avons nous choisi le cadre scolaire parce que les jeunes issus de ce milieu sont plus
exposés aux risques de la sexualité, et cela pour les raisons suivantes :
- Ces jeunes passent plus de temps à l'école avec des groupes de pairs dont l'influence est
plus forte que celle de la famille où le contrôle sociale idéologique est assuré avec des
valeurs traditionnelles.
- Dans le cadre familial, les jeunes ne bénéficient pas d'une éducation sexuelle
exhaustive ; les parents n'abordant pas ouvertement le sujet de la sexualité.
- Ces jeunes qui n'ont encore aucune expérience de la sexualité et qui ne disposent
d'aucune éducation sexuelle ni à l'école de manière formelle, ni à la maison, disposent
généralement d’informations inadéquates pour vivre une sexualité sans risques et
pourtant, paradoxalement, ils sont animés par un désir pressant de connaître la sexualité
par eux-mêmes.
- La mixité notée dans ces établissements favorise l'activité sexuelle de ces jeunes par le
voisinage et la disponibilité du sexe opposé.
33
- Dans le cadre de leur scolarité, ces jeunes ont plus de possibilité que les jeunes des
autres milieux d'utiliser les TIC et les médias par le biais des cybers et des salles
d'informatique à l'école (Internet, les journaux, le cinéma) pour côtoyer la sexualité. En
cela, ils sont plus exposés aux risques car animés par la curiosité.
1-Cadre d’étude
Le district de Bamako, la capitale du Mali est située à califourchon sur le fleuve Niger en
pleine zone soudanienne. Elle couvre une superficie de 24000 ha avec une population
d’environ 1500000 habitants avec une croissance de l’ordre de 4% par an sur 25 ans et
une densité moyenne de 56 habitants/kilomètre carré [9].
Administrativement, Bamako est composée de six (6) communes dont les quatre
premières sont situées sur la rive gauche (les communes I, II, III et IV). Les deux autres se
situent sur la rive droite (les communes V et VI) [9] avec un accès difficile au centre ville.
Le premier responsable du district est le gouverneur du district et les autorités
municipales sont représentées par une mairie centrale dont le premier responsable est le
maire central :
4 hôpitaux nationaux ;
34
3 centres de santé des armées;
6 centres INPS;
2 mutuelles.
Nous avons mené une étude prospective et transversale qui s’est déroulée du 20
novembre au 10 décembre 2010 faite chez les adolescents en milieu scolaire sur les
infections sexuellement transmissibles.
35
3-Lieu d’étude
IFAC : est un établissement semi privé d’enseignement professionnel compte 315 élèves
dont 198 sont des élèves garçons et 117 sont des élèves filles
LMAG : est un établissement semi privé d’enseignement secondaire général avec 329
élèves parmi lesquels 119 sont des élèves filles et 210 des élèves garçons
NB : IFAC et LMAG trouve dans un même établissement situé à Doumazana sur la route
de Nafadji
LMD : est un établissement semi privé d’enseignement secondaire général situé au bord
de la route près de l’école fondamentale de Doumanzana
36
4- Population d’étude échantillon
N=z2pq/i2
Dans une étude antérieure nous avons pris une P=20%, donc après le calcul de
l’échantillon nous avons trouvé N =246 que nous avons compléter à N=250
-certaines questions n’ont pas été répondues par tous les participants parce qu’ils
jugeaient trop intime.
a-analyse des données : les données individuelles ont été codifiées en numérique afin de
permettre leur exploitation sur un ordinateur.
Les logiciels qui ont permis à l exploitation de ces données sont les suivantes :
37
-SPSS : logiciel d’épidémiologie pour la saisie et l’analyse des données
7- Critère d’inclusion : On été inclus dans notre étude, les adolescents âgés de 18 ou plus,
fréquentant les établissements de la commune I même s’ils ne résident pas dans la
commune I. Le consentement éclairé verbal de chaque adolescent était demandé après
qu’il ait pris connaissance du caractère volontaire, libre et non rémunéré de l’étude.
Les adolescents qui ne sont pas scolarisées ainsi que les élèves dont l’âge est inférieur à
18 ans et ceux n’ayant pas donné leur accord pour participer à cette étude ont été exclus.
38
V. Produits attendus
A-Renseignements généraux
1-Nom des quartiers de résidence des élèves
Tableau I: Répartition des élèves de l’échantillon selon leur lieu de résidence
Djélibougou 28 11,2
Sangarebougou 18 7,2
Nafadji 16 6,4
Boulkassoumbougou 15 6
Fadjikila 14 5,6
Bankoni 13 5,2
Korofina 7 2,8
Sotuba 7 2,8
Badjanbougou 2 0,8
Sikoroni 2 0,8
Titibougou 1 0,4
39
2-Situation matrimoniale
marié 15 6,0
40
3-Profession des pères
Cultivateur 69 27,6
Commerçant 57 22,8
Enseignant 50 20,0
Electricien 15 6,0
Administrateur 15 6
Médecin 10 4,0
Chauffeur 7 2,8
docteur vétérinaires 4 1,6
Ingénieur agronome 4 1,6
Couturier 3 1,2
Maçon 3 1,2
Transporteur 3 1,2
Comptable 2 0,8
Ouvrier 2 0,8
Electromécanicien 2 0,8
Militaire 1 0,4
Artisan 1 0,4
marabout 1 0,4
Total 250 100,0
Les élèves dont le père était cultivateur ont été les plus nombreux aves 27,6%.
41
4-Profession des mères
Tableau IV : Répartition des élèves de l’échantillon selon la profession de la mère
Commerçante 28 11,2
Enseignante 11 4,4
Secrétaires 3 1,2
Médecin 2 0,8
comptable 1 0,4
Facilitatrice 1 0,4
Bien que beaucoup de professions aient été observées, les ménagères étaient
majoritaires avec 79,6%.
42
5-Ages des élèves
20 et plus 39 15,6
6- Sexe
Tableau VI : Répartition des élèves de l’échantillon selon le sexe
43
B- Connaissances, attitudes et pratiques
1- connaissance IST (connaissance)
non 5 2,0
La presque totalité des adolescents soit 98% était informée de la présence des IST
Tableau VIII: Répartition des élèves de l’échantillon selon leur connaissance des
différentes IST
44
3- Les sources d’information des IST (Connaissance)
Tableau IX: Répartition des élèves de l’échantillon selon les différentes sources
d’information sur les IST
La télé a été la principale source d’information citée par les adolescents soit 98% des cas
Tableau X : Répartition des élèves de l’échantillon selon leurs craintes face à une IST
Gonococcie 19 7,6
syphilis 1 0,4
Le sida a été la maladie qu’ils craignent de plus par les adolescents dans 90% des IST
citées
45
5- Connaissances des symptômes d’IST
La douleur ressentie au cours des rapports sexuels a été le symptôme le plus reconnu par
les adolescents soit 94% des cas.
46
7-Connaissances sur les voies de transmissions
Non 23 9,2
La majorité soit 82% des adolescents ont déclaré avoir une connaissance de la
transmission des IST
Bien que les différentes voies étaient connues, la majorité soit 96,8% ont répondues en
faveur de la transmission sexuelle comme principale voie pour les IST.
47
9-Savoir ceux qui ont déjà attrapé une IST (connaissance)
Tableau XIV: Répartition des élèves de l’échantillon selon le fait d’être victime d’une IST
oui 29 11,6
Parmi les adolescents enquêtés 11,6% ont déclaré avoir attrapé au moins une IST dans
leur passé sexuel
Tableau XV: Répartition des élèves de l’échantillon victimes d’une IST en fonction de la
voie de transmission
Parmi les adolescents 8% déclaraient avoir fait une IST des suites d’attouchement sexuel
48
11-Connaissance pour éviter leur transmission (connaissance)
Tableau XVI : Répartition des élèves de l’échantillon selon les différentes méthodes de
prévention d’une IST
Parmi les adolescents 97,6% ont adoptée l’utilisation du préservatif le principal moyen
pour se prévenir contre la transmission des IST.
12-Connaissance sur le risque d’avoir une IST avec plusieurs partenaires sexuels
Tableau XVII : Répartition des élèves de l’échantillon selon le faite d’avoir une IST avec
plusieurs partenaires sexuels
non 15 6,0
Dans cette 87,2% ont déclaré que plus on a de partenaire multiple plus le risques est
élevé d’attraper une IST
49
13-Voir si l’utilisation du préservatif diminue le risque de transmission d’une IST
Tableau XVIII : Répartition des élèves de l’échantillon selon leur avis sur le fait que
l’utilisation du préservatif diminue-t-il le risque de transmission des IST
Non 13 5,2
Parmi les adolescents 54,8% ont déclaré de ne pas utiliser le préservatif au moins une fois
50
15-Parler des raisons pour ne pas utiliser un préservatif (attitude)
Tableau XX : Répartition des élèves de l’échantillon selon les raisons pour ne pas utiliser
un préservatif
Risque 1 0,4
Confiance 14 5,6
Rien 1 0,4
Les adolescents avaient comme argument <<ne pas encore fait le rapport sexuel>>
51
16-Les raisons d’utilisation de préservatif par les adolescents (pratique)
Tableau XXI : Répartition des élèves de l’échantillon selon les raisons d’utilisation du
préservatif (connaissance)
La prévention contre les IST était la principale raison d utilisation des préservatifs soit
47,2%.
52
18-L’existence d’un petit ami (pratique)
Tableau XXIII: Répartition des élèves de l’échantillon selon de la présence d’un petit ami
Non 92 36,8
Dans notre enquête 44,6% avaient affirmé d’avoir un petit ami contre 36,8% qu’ils n’ont
pas et 17,6% de non réponse.
Tableau XXIV : Répartition de élèves de l’échantillon selon l’abord du sujet d’IST avec le
partenaire.
oui 85 34,0
non 36 14,4
pas de
129 51,6
réponse
Parmi les adolescents enquêtés 34% ont confirmé d’avoir parlé de la sexualité avec leur
partenaire contre 14,4% qui n’avaient pas encore abordé le sujet avec leur partenaire.
53
20-Avoir des rapports sexuels avec votre partenaire régulier (pratique)
Tableau XXV : Répartition des élèves de l’échantillon selon le faite d’avoir des rapports
sexuels avec le partenaire sexuel régulier
oui 97 38,8
non 42 16,8
ne sais pas 1 4
Environ 38,8% des adolescents ont déclaré avoir eu des rapports sexuels avec leur
partenaire
21-Age du 1er rapport sexuel (pratique)
Tableau XXVI : Répartitions des élèves de l’échantillon selon l’âge du 1er rapport sexuel
10-15 41 16,4
16-21 61 24,4
L’âge du premier rapport sexuel se situait entre 16-21 ans dans 24,4% des cas
54
22-L’utilisation du préservatif lors des premiers rapports sexuels
Tableau XXVII : Répartition des élèves de l’échantillon selon l’utilisation du préservatif
lors des premiers rapports sexuels
Oui 46 18,4
Non 85 34,0
Parmi les adolescents enquêtés 18,4% ont utilisé le préservatif lors de leur premier
rapport sexuel.
23-La volonté d’utiliser un préservatif même si votre partenaire sexuel régulier s’y
oppose
Tableau XXVIII: Répartition des élèves de l’échantillon selon la volonté d’utiliser le
préservatif
Non 60 24,0
pas de
80 32
réponse
Un grand nombre soit 44% des adolescentes était prêt à utiliser un préservatif même si
leurs partenaires sexuels s’y opposaient.
55
24- l’utilisation du préservatif avec le partenaire sexuel régulier (Pratique)
Tableau XXIX : Répartitions des élèves de l’échantillon selon l’utilisation du préservatif
toujours 37 14,8
parfois 50 20,0
Les adolescents ont parfois utilisé le préservatif avec leurs partenaires sexuels régulier
soit 20%.
1-4 76 30,4
5-9 14 5,6
sup à 9 4 1,6
Da
ns notre étude 58% des adolescentes n’avaient pas de partenaire sexuel. 30,4% avaient
de partenaire compris de [1-4] contre 5,6% est [5-9]
56
26-Type de partenaire sexuel (pratique)
Tableau XXXI : Répartition des élèves de l’échantillon selon l’existence d’un partenaire
sexuel occasionnel
Oui 71 28,4
Non 83 33,2
Pas de réponse 96 38,4
Total 250 100,0
Les adolescentes ont eu des partenaires sexuels occasionnels dans 28,4% des cas.
toujours 37 14,8
parfois 23 9,2
Parmi les adolescents 14,8% ont utilisé les préservatifs avec le partenaire sexuel
occasionnel et 9,2% ont parfois utilisé.
57
28-Opposition du partenaire sexuel occasionnel pour l’utilisation du préservatif
j'abandonne 42 16,8
Négocier 35 14,0
Parmi les adolescents enquêtés 56% ne savaient pas que faire au cas où leurs partenaires
sexuels occasionnels s’opposaient à l’utilisation du préservatif.
Les adolescents ont déclaré avoir entendu parler du sida soit 99 ,2% des cas
58
30-Moyens de protection (pratique)
Parmi les adolescents 96,8% ont déclaré que l’utilisation du préservatif comme le
principal moyen de se protéger contre le sida
31-Moyen de traitement
Parmi les adolescents enquêté 0,4% disait que la foi en Jésus christ était le moyen de
guérir le sida par contre 79,6% affirmaient que seul le traitement des ARV étaient le
moyen d’attarder l’évolution du virus dans l’organisme.
59
VI Commentaire et discussions
1-Sur la méthodologie : L’objectif de notre étude était de faire une étude sur les
connaissances des attitudes et des pratiques des adolescents en milieu scolaire dans les
différents établissements cités comme suite : Lycée Moderne Adié Guirou (LMAC), Lycée
Fily Dabo Sissoko (LFDS) , Lycée Mina Diarra (LMD) ;Institut de Formation Administrative
et Commerciale (IFAC) avec une tranche d’âge supérieur ou égal 18 ans .
Ces établissements ont été tirés au hasard dans la commune I. Les données ont été saisies
sur le logiciel Micro soft Word et analysées par SPSS version 16.L’échantillonnage a été
calculé sur la base N=Z2PQ/i2.
Les difficultés sur le terrain étaient que certaines questions n’ont pas été répondu par
certains participants parce qu’ils jugeaient trop intime et la question de sexualité reste un
sujet tabou jusque là dans notre société.
Il ressort que la plupart des élèves enquêtés sont féminins au niveau des quatre sites soit
57,2%. Cela s’explique par une forte volonté des filles a participé dans ces études et au
système de tirage. Pour ce qui est de la tranche d’âge 56,4% des élèves sont âgés de 18
ans suivis de 28,0% sont âgé de 19 ans ; 14,8% sont âgé de 20 ans et 8% sont âgé de 21
ans. Cette moyenne d’âge entre 18-19 ans est liée à notre critère de sélection.
Dans notre étude, 50,8% résidaient à Doumazana ceux-ci s’expliquent par la situation
géographique de ces lycées.
60
4-Statut matrimonial
Dans notre étude une minorité des filles étaient mariées soit 6%, le vécu socioculturel
peut expliquer ce fait : les filles qui vont au lycée envisagent en générale une étude
universitaire qui ne va pas de pair avec les obligations matrimoniales.
A- Connaissances
1- En matière d’IST
Les principales IST citées par les élèves des trois sites étaient le SIDA (100%), la Syphilis
(91,2%) ; la Gonococcie (92,4%) et herpes génital (90,8%) ; les autres IST n’étaient pas
connues par les élèves.
D’autres auteurs ont trouvé des résultats similaires, pour BERTHE.B [1] 96,6 % des IST
citées étaient la Gonococcie, Herpes génital, Syphilis et le Sida. L’étude de Sacko [28] a
trouvé que 94,9 % des élèves filles connaissaient le Sida .Une étude menée par Traoré
A a trouvé que la majorité des élèves connaissaient le sida soit 89,90% [31].
D’autres études menées au Burkina Faso et au Niger, les IST les plus citées étaient le
SIDA , la Gonococcie, la Syphilis, le Chancre mou. Ainsi le SIDA apparaît comme l’IST la
plus connue. Ceci pourrait s’expliquer par l’accent particulier porté sur la pandémie du
SIDA lors des multiples campagnes de sensibilisation par les medias et la mobilisation de
plusieurs ONG
2-Voie de transmission
Les adolescents affirmaient connaître les voies de transmissions des IST soit 82%. Parmi
les enquêtés 88,4% des élèves ont déclarés le rapport sexuel comme principal voie de
transmission des IST. Berthe.B [1] dans son étude a trouvé que 99% des élèves enquêtés
estimaient connaître les voies de transmission des IST. Les voies les plus citées étaient les
objets tranchants (99,6%) ; rapports sexuel (98,3%).
. La transmission mère enfant étaient moins cités soit 88,4%.
61
3-Sources d’information sur les IST : Les principales sources d’information sur les IST
étaient la télé 98,0%, et 93,6% pour la radio.
Le centre de santé et la causerie sont les sources rarement rapportées par tous les
enquêtés.
Une étude menée par BERTHE B [1] estimait que les principales sources d’information sur
les IST/ SIDA étaient les média (83,7%), les centres de santé étaient des sources rares
avec 7,5%.
4-Sexualité
Parmi les élèves enquêtés 34% ont confirmé d’avoir parlé de la sexualité avec leurs
partenaires sexuels réguliers
B-Attitudes
1-Moyen de prévention
Le moyen de lutte contre le Vih/Sida et des IST était l’utilisation du préservatif comme le
principal moyen de prévention soit 97,6% des cas. La fidélité et l’abstinence était
respectivement 94,4% et 91,2 % comme moyen de prévention secondaire.
Parmi les enquêté 87,2% ont déclaré que plus on a de partenaire plus grand sont nos
risque d’attrapé une IST.
Les adolescents ont déclaré avoir le partenaire sexuel occasionnel dans 28,4% et
affirmaient toujours utilisé le préservatif avec leur partenaire occasionnel soit 14,8% des
cas. Berthé B [1] a trouvé que plus de la moitié de son échantillon sexuellement actif ont
eu des rapports sexuels occasionnels dans 54% des cas et parmi eux 56% ont toujours
utilisé les préservatifs avec leurs partenaires sexuel occasionnels.
Dans notre étude 18,4% avaient utilisé le préservatif lors de leurs premiers rapports
sexuels par contre selon le rapport ONU/ SIDA [25], la plus part des pays de l’Europe
occidentale plus de 60% des jeunes déclarent aujourd’hui utiliser le préservatif lors du
premier rapport sexuel.
62
En Suisse plus de 80% des jeunes entre 17 et 30 ans (dont un grand nombre ne sont pas
mariés) disent utiliser systématiquement le préservatif avec des partenaires occasionnels,
alors qu’ils étaient moins de 20% il y a 10 ans.
L’étude menée en Haïti [18] en 1994 a révélé que près de 32% des hommes (15-59)
ans, qui avaient entendu parler du SIDA ont déclaré avoir changé leur comportement, en
se limitant à une seule partenaire (33%), en évitant des rapports sexuels occasionnels
(26%) ; les rapports avec les prostitués (25%) ; en utilisant aussi le préservatif 18% ou en
s’abstenant de toute relation sexuelle.
C- Comportements
Dans notre étude ; 44,6% avaient affirmé avoir un partenaire sexuel régulier parmi
lesquels 34% ont confirmé d’avoir parlé de la sexualité avec leur partenaire dont 38,8%
ont déclaré avoir le rapport sexuel avec leurs partenaires sexuels régulier ; 24,4% avaient
un âge compris entre 16-21ans lors de leurs premiers rapports sexuels. L’âge minimum
du premier rapport sexuel était compris entre 10-15 ans dans 16,4 %des cas. Une étude
menée par Maïga .A estimait [20] l’âge minimum de rapport sexuel à 10 ans. L’étude
menée au Burkina Faso [6] indiquait que l’activité sexuelle commence vers 15 ans, alors
qu’au Niger elle commençait vers 12 ans. Une étude Evac jeune [17] mené à Lomé révèle
que, en moyenne ce premier rapport sexuel intervient à 16,6 ans. L’utilisation du
préservatif était dimunié dans 18,4% lors de leurs premiers rapports sexuels. Les
rapports sexuels précoces s’expliquaient par une curiosité dès le jeune âge de faire le
rapport sexuel et c’était des rapports sexuels faits dans la précipitation sans se
préoccuper le risque qui en découle.
Parmi les élèves enquêtés 14,8% utilisaient toujours le préservatif avec leurs partenaires
sexuels régulier. Ces résultats de notre étude révèlent les comportements à risque
pouvant occasionner la fréquence élevée d’infection sexuellement transmissible en
occurrence le faible taux d’utilisé régulièrement le préservatif.
63
Dans notre étude, nous avons trouvé un lien statistique entre le fait d’avoir des rapports
sexuels et l’âge. Les plus de 15 ans ayant eu plus de rapport sexuels que les moins de 15.
64
VII- Conclusion et recommandations
1-Conclusion
Dans notre étude la majorité des adolescents déclaraient connaitre les IST et parmi eux
une minorité utilisait le préservatif. Les raisons de désapprobation pour l’utilisation du
préservatif surtout chez les jeunes filles étaient la virginité qu’elles allaient garder
jusqu’au mariage.
Le sida apparait comme IST la plus citées par nos enquêtés après la gonococcie. Presque
la totalité des adolescents enquêtés affirmaient le rapport sexuel comme principale voie
de transmission et recommandaient l’utilisation du préservatif et la fidélité comme
moyen de prévention ou de diminution du risque de transmission des IST.
La majorité des élèves enquêtés sexuellement actifs avaient eux leurs premiers rapports
sexuels précocement et parmi elles une minorité avait utilisé le préservatif lors de leurs
premiers rapports sexuels
65
2-Recommandations
66
VII. Références bibliographiques
67
12-Gallo R- C
Detection, isolation and continous production of cytophatic retro virus from patients with
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COMPORTEMENTALES DES JEUNES DE MOINS DE VINGT ANS FACE AUX IST/SIDA. Thèse
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32-Traoré Y A Etude de la prévalence des MST / VIH et facteurs de risque de l’infection
par le VIH dans les six communes du district de Bamako à propos de 551 cas ; thèse Med ;
Bamako.2000
70
Fiche d’enquête
I-Renseignements généraux :
Numéro du questionnaire [ ] [ ] [ ]
1-Ecole :………………………………………………………
2-lycée=1 [……….]
II. QUESTIONNAIRES
6-Connaissez vous les IST : 1=oui, 2=non , 88=Ne sais pas […..]
7-Si oui, lesquels ? : Gonococcie=1 ; Sida=2 ; herpes génitale=3 ; syphilis=4 ; Autre=5
[……]
8-Quelles sont vos sources d’information ? : radio=1 , télé=2 , causeries=3,
cours de classe=4 centre de santé=5 , autres=99 [……..]
9-De tous les IST lequel craignez-vous le plus ?: Gonococcie=1 ; Sida=2 ; herpes
génitale=3 ; syphilis=4 ; Autre=99 [……]
71
10-Quels sont les symptômes les plus apparents : Prurit génital=1 ; leucorrhée purulente
avec odeur=2 ; leucorrhée blanchâtre inodore=3 ; écoulement uretral purulente=4 ;
douleur testiculaire=5 ; douleur ressentie aucours des rapports sexuel=6 ; autres=99
[……]
11. Connaissez-vous les voies de transmissions ? : oui=1 ; nom=2 ; ne sais pas=99 88=Pas
de réponse [……]
12. Si oui, citez : ……………………………………………………………………………………………………………….
13. En avez-vous déjà attrapé ?: oui=1 ; nom=2 ; ne sais pas=99 88=pas de réponse
[…….]
Si oui Comment ? :…………………………………………………………………………………………………………..
14. Peut-on avoir une IST sans que les signes soient manifestés ? : oui=1 ; nom=2 ; ne sais
pas=99 88= pas de réponse […….]
15-Que peut-on faire pour éviter leurs transmissions ? : Port du préservatif lors des
rapports sexuels=1 ; Abstinence sexuelle=2 ; Fidélité=3 ; Autres=99 […….]
16. Plus on a de partenaires sexuels, plus grands sont nos risques d’attraper une IST ? :
oui= 1 ; Non= 2 ; Ne sais pas=99 ; 88= pas de réponse [……]
17-.Utilisation du condom diminue t-il le risque de transmission des IST ? :
oui=1 ; Non=2 ; Ne sais pas=99 ; 88= pas de réponse [……….]
18. Avez-vous déjà utilisé un préservatif ? : oui= 1 ; Non=2 ; Ne sais pas=99 ; 88= pas de
réponse [………]
19. Si non pourquoi ? :……………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………..
20. Pourquoi pensez-vous qu’un homme doit utiliser le préservatif pendant le rapport
sexuel ? : Pour éviter les ist=1 ; éviter les grossesses non désiré=2 ; autres=99 [……]
72
21. A quel moment doit-on utiliser le préservatif ? : Avant le rapport sexuel=1 ; après le
rapport sexuel=2 ; aucours des rapports sexuels=3 ; ne sais pas=99 ; 88= pas de réponse
[…..]
22. A quel moment doit-on enlever le préservatif ? : Avant le rapport sexuel=1 ; après le
rapport sexuel=2 ; aucours des rapports sexuels=3 ; ne sais pas=99 ; 88= pas de réponse
[……]
23. Quelles sont les sources d’approvisionnement en préservatif que vous connaissez ? :
Pharmacie=1 ; boutique=2 ; marché=3 ; Autres=99 ; ne sais pas=99 ; 88= pas de réponse
[……]
24. Avez-vous présentement un partenaire sexuel régulier ? : 1=oui ; 2=non ; 88= pas de
réponse [……….]
25. Si oui, vous est il arrivé de parler avec votre partenaire régulier la sexualité en
général ? :
26. Avez-vous déjà eu les rapports sexuels avec cet(te) partenaire sexuel(le) régulier ? :
27. Si oui, quel âge avez-vous déjà eu votre premier rapport sexuel ?
1=âge 1a=[10-15] ;1b=[ 16—21] ;1c=22-27] ; 1d=[28..] ; 99=je ne me rappel pas ; 88=Pas
de réponse [………]
28. A cette occasion avez-vous utilisé un préservatif avec votre partenaire sexuel(le)
régulier(e) ? :
73
29.Êtes-vous prêt à utiliser un préservatif même si votre partenaire régulier s’y oppose ? :
Oui= 1 ; Non= 2 ; Ne sais pas=99 ; 88= pas de réponse […….]
30. Au cours de ces relations sexuelles avec votre partenaire régulier(e), avez-vous utilisé
le préservatif ? :
1=j’abandonne, 2=négocier, 3=je fais sans préservatif, 99=ne sais pas ; 88= pas de réponse
[………]
74
FICHE SIGNALETIQUE
Nom : Cissé
Prénom : Cheick Tidiani
Titre de la thèse : Etude des connaissances, des attitudes et des pratiques des
adolescentes en milieu scolaire sur les infections sexuellement transmissible
Année Universitaire: 2011 – 2012
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la Faculté de Médecine, et d’Odonto- Stomatologie du
Mali
Secteur d’intérêt : Santé Publique et anthropologie médicale
RESUME
Notre étude prospective transversale s’est déroulée à Bamako. L’objectif consistait à
étudier le comportement des adolescentes en milieu scolaire sur les IST.
La majorité des élèves soit 82% affirmaient connaître les voies de transmission et parmi
elles 88,4% déclaraient le rapport sexuel comme principal source de transmission.
Les adolescents affirmaient l’utilisation du préservatif comme le principal moyen pour
diminuer le risque de transmission des IST soit 86,4% des cas. L’âge moyen du premier
rapport sexuel était 10-15 ans. L’utilisation du préservatif lors de leur premier rapport
sexuel était minime soit 18,4% , 28,4% avaient de partenaire sexuel occasionnel dont
14,8% ont toujours utilisé le préservatif lors des rapports sexuels occasionnels. La
désapprobation pour l’utilisation était nombreuse et avait plusieurs causes.
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SEMENT D’HIPPOCRATE
- En présence des Maîtres de cette Faculté, de mes chers condisciples, devant l’effigie
d’Hippocrate, je promets et je jure, au Nom de l’Etre Suprême, d’être fidèle aux lois de
l’honneur et de la probité dans l’exercice de la médecine.
- Admis dans l’intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas ce qui se passe, ma
langue taira les secrets qui me seront confiés et mon état ne servira pas à corrompre
les mœurs, ni à favoriser le crime.
- Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses.
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