TD17 Correction
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TD17 Correction
Correction TD n◦17
ENCPB - Pierre-Gilles de Gennes
Résumé
? Exercice niveau CCP
• Exercice niveau Centrale/Mines-Ponts.
Exercice nécessitant un sens physique particulier.
On en déduit :
ω 2 r2
Z r
rω
E(0,t)L − E(r,t)L = − jωL j E0 (t)dr = LE0 (t)
0 2c2 4c2
Si X < 1 (par exemple si on est dans l’ARQS), on pourra réécrire : Pince ampèremétrique•
1. Le fil étant parcouru par un courant d’intensité variable, il génère un champ
~E(r,t) = 1 ~ magnétique variable orthoradial. Son flux à travers le tore est donc variable, ce
E0 (r,t)
1 + X2 qui crée bien dans un circuit fermé un courant électrique, de même fréquence
Si X > 1, la série diverge. Cela ne veut pas dire que le champ électrique est que le courant i.
infini mais que l’approche perturbative utilisée ici n’est pas valide. 2. Soit ~B le champ magnétique total, créé par le fil et la pince.
(a) Invariance par rotation d’angle θ , mais pas par translation selon (Oz)
Résolution de problème : monopôles magnétiques si on tient compte du champ créé par la pince également. Le plan (M,
Analyser Les monopôles magnétiques seraient des particules de type ”pôle Nord” ~er , ~ez ) est un plan de symétrie pour la distribution de courant, donc
ou ”pôle Sud”. Au voisinage d’un de ces pôles, la divergence du champ magnétique ~B = B(r, z)~eθ .
serait positive pour un pôle Nord et négative pour un pôle Sud. Si la polarité
magnétique était une propriété fondamentale de la matière au même titre que la (b) Le théorème d’Ampère donne :
charge, elle serait probablement conservée.
~B · −−−→ µ0 (i − Ni0 )
I
Réaliser Notons ρM la densité volumique de charges magnétiques. Le courant udOM = µ0 (i − Ni0 ) ⇔ B(r, z) =
2πr
associé vaut donc ~jM = ρM~v où ~v est la vitesse des monopôles. L’homogénéité nous
invite à postuler la nouvelle équation de Maxwell-flux : (c) Attention, le champ ~B n’est pas uniforme sur la spire, il faut donc calculer
l’intégrale de surface :
div~B(M,t) = µ0 cρM (M,t)
µ0 (i − Ni0
Z 2a Z a
La conservation de la polarité magnétique s’écrirait : ΦB = N B(r, z)drdz = Na ln 2
r=a z=0 2π
∂ ρM
(M,t) + div~jM (M,t) = 0 (d) On applique la loi de Faraday :
∂t
En utilisant l’équation de Maxwell-flux, on aurait : dΦB µ0 d
e=− = Na ln 2 (i − Ni0 )
dt 2π dt
∂ ρM 1 ∂ 1 ∂ ~B
(M,t) = div~B(M,t) = div (M,t) Dans le tore, la loi des Mailles s’écrit :
∂t µ0 c ∂t µ0 c ∂t
µ0 d
Si on laissait l’équation de Maxwell-Faraday inchangée, on trouverait : e(t) = (R + r0 )i0 ⇔ Na ln 2 (i − Ni0 ) = (R + r0 )i0
2π dt
∂ ρM 1 −
→
(M,t) = − div(rot~E(M,t)) = ~0 En passant en complexe, on obtient bien la relation :
∂t µ0 c
car la divergence d’un rotationnel est toujours nulle. Il nous faut donc ajouter un I0 1
=r
terme pour être en accord avec la conservation de la polarité magnétique : I
2π(r0 +R) 2
N2 + Nµ0 ωa ln 2
−
→ ∂ ~B 1 ~
rot~E(M,t) = − (M,t) − jM (M,t) 2π(r0 +R) I0
∂t ε0 c Sachant que µ0 Naω ln 2 = 23 << N, on a bien I ≈ N1 .
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(e) L’ampèremètre branché à la pince permet donc de mesurer l’intensité En revenant aux variables initiales u1 (t) et u2 (t), on obtient :
efficace de i0 (t), elle-même reliée à I. Ce dispositif est donc efficace (
lorsqu’il est nécéssaire de mesurer des intensités importantes, du fait u1 (t) = 12 (σ (t) + δ (t)) = u0 cos( ω+ +ω2
−
t) cos( ω+ −ω
2
−
t)
ω+ +ω− ω+ −ω−
du facteur d’atténuation de N = 104 . L’absence de contact électrique 1
u2 (t) = 2 (σ (t) − δ (t)) = −u0 sin( 2 t) cos( 2 t)
entre les deux circuits permet en plus une mesure en toute sécurité. L’in-
convénient principal est qu’on ne peut pas mesurer avec cette méthode 4. Si M << L, alors ω+ ≈ ω− ≈ ω0 . Autrement dit, ω+ + ω− ≈ 2ω0 et ω+ −
un courant continu (absence d’induction). Par ailleurs, la méthode est ω− = ∆ω << ω0 .
moins intéressante si le courant I est trop petit. Dans ce cas, I 0 risque
d’être trop faible pour être mesuré avec précision à l’ampèremètre. L’expression de u1 (t) se simplifie en :
Circuits couplés par mutuelle ∆ω
u1 (t) = u0 cos(ω0t) cos t
1. Les lignes de champs magnétiques créées par les bobine 1 et 2 traversent les 2
deux bobines.
On obtient le produit d’un cosinus ”rapide” (oscillant à ω0 ) par un cosinus
”lent” (oscillant à ∆ω). La courbe de u1 (t) est une courbe de battements !
2. ( 2 2
u1 (t) = −LC ddtu21 (t) − MC ddtu22 (t)
2 2
u2 (t) = −LC ddtu22 (t) − MC ddtu21 (t)
3. En sommant et en soustrayant les deux équations précédentes, on obtient :
2
d σ (t) + ω+2 σ (t) = 0
dt 2
2
d δ (t) + ω 2 δ (t) = 0
−
dt 2
1 1
avec ω+ = √ et ω− = √ . Les solutions de ces équations s’écrivent :
C(L+M) C(L−M)
(
σ (t) = A+ cos(ω+t) + B+ sin(ω+t)
δ (t) = A− cos(ω−t) + B− sin(ω−t)
Pour déterminer les constantes, on utilise les conditions initiales. Ici, on a : En déterminant la période des battements et la période des oscillations rapides,
u1 (t) = u0 , u2 (t) = 0, i1 (t) = 0, i2 (t) = 0. Ceci implique : on peut revenir à la valeur de ∆ω et en déduire le rapport M L (il faut effectuer
σ (t) = u0 un développement limité en M L ).
δ (t) = u0
Cadre qui chute dans un champ localisé
dσ 1. Dans la première région, le champ magnétique est nul. Le cadre n’est soumis
=0
dt qu’à la gravité. Le PFD donne :
dδ
=0
dt dv
m (t) = g
On en déduit : ( dt
σ (t) = u0 cos(ω+t) Le mouvement est uniformément accéléré.
δ (t) = u0 cos(ω−t)
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2. Dans cette région, le cadre est en partie traversé par le champ magnétique. Deux tiges reliées par des ressorts
Si on note z(t) le montant inférieur du cadre, le flux du champ magnétique à
travers le cadre vaut :
ΦB (t) = Baz(t)
e(t) = −Bav(t)
. Le cadre possédant une résistance R (on néglige son autoinductance L), la loi
des mailles dans le cadre s’écrit :
1. Lorsqu’on lâche M1 , le flux du champ magnétique à travers le circuit formé
e(t) = Ri(t) ⇒ −Bav(t) = Ri(t) (EE) de M1 , M2 et des deux rails varie. Cette variation du flux entraı̂ne la création
d’une f.é.m induite qui à son tour génère un courant dans le circuit.
A cause du courant i(t), une force de Laplace s’exerce sur la partie du cadre La barre M2 étant traversée par un courant et plongée dans un champ magnétique,
plongée dans le champ magnétique. Les forces s’exerçant sur les deux montants elle sera soumise à une force de Laplace qui va s’opposer à la variation du flux
latéraux se compensent. Il ne reste que la force exercée sur le montant bas (le créée par le mouvement de M1 .
montant haut n’est pas plongé dans le champ). En orientant i(t) dans le sens
du tire-bouchon, on a : 2. Notons `0 la longueur à vide des deux ressorts. La surface du circuit vaut :
La position des deux barres est finalement donnée par : Soyons plus quantitatif. Lorsque l’angle θ que fait la barre avec la verticale
2
( augmente de dθ , le flux magnétique à travers le circuit varie de dΦ = − Ba2dθ .
x1 (t) = 21 (σ (t) + δ (t)) La f.é.m induite dans le circuit vaut donc :
x2 (t) = 21 (σ (t) − δ (t)) dΦ Ba2
e(t) = − (t) = θ̇ (t)
dt 2
5. Pour obtenir un bilan énergétique, on multiplie l’équation électrique par i(t),
et les deux équations mécaniques par ẋ1 (t) et ẋ2 (t). On en déduit : et le courant induit vaut :
2 Ba2
−aBi(t)(x˙1 (t) − x˙2 (t)) = Ri (t)
i(t) = θ̇ (t) (EE)
2R
mẋ1 (t)ẍ1 (t) = −kx1 (t)ẋ1 (t) + i(t)aBẋ1 (t)
mẋ2 (t)ẍ2 (t) = −kx2 (t)ẋ2 (t) − i(t)aBẋ2 (t)
La force de Laplace infinitésimale agissant surune section infinitésimale de la
barre a pour expression :
En sommant les deux dernières équations et en substituant le terme de couplage,
on obtient : d~FL (t) = i(t)dr~ur ∧ B~uz = −i(t)drB~uθ
Correction TD n◦ 17 — 7/7
a2 B
Z a
M~O (~FL ) = r~ur ∧ d~FL (t) = −i(t) ~uz
0 2
Remarque : on fera attention à bien voir que :
a a2 B
J θ̈ (t) = −mg sin θ (t) − i(t) (EM)
2 2
a4 B2 θ̇ mga
θ̈ (t) + + θ (t) = 0
4RJ 2J
a a4 B2 θ̇ 2
J θ̈ (t)θ̇ (t) = −mg sin θ (t)θ̇ (t) −
2 4R
a4 B2 θ̇ 2
d 1 2 a
J θ̇ (t) − mg cos θ (t) = −
dt 2 2 4R