Chapitre 5 Les interactions au sein de l’organisation
1. Pourquoi certains salariés, ouvriers du bâtiment, ont des facilités à travailler ensemble au sein de
Domum Bâtiment ?
La grande majorité des ouvriers du bâtiment ont des facilités à travailler ensemble parce qu’ils ont été formés à la
même école « les compagnons du devoir », ils ont donc les mêmes habitudes de travail.
2. Pourquoi M. Bova souhaite que l’intégration d’Andrea soit réussie ?
Andrea Boeri est italien, il n’a donc pas été formé en France au sein de l’école des compagnons du devoir, il n’aura
donc pas les mêmes habitudes de travail que ses collègues. Il faut donc veiller à son intégration pour qu’il se sente
bien dans l’entreprise. En effet, Matteo sait qu’il est difficile de trouver un mosaïste compétent, donc maintenant
qu’il l’a recruté, il veut le fidéliser pour exploiter son savoir-faire sur les chantiers.
1. Comprendre le fonctionnement de l’entreprise : culture et hiérarchie
(p. 59)
Itinéraire 1
1. Pourquoi est-ce Philippe Clair qui accueille Andrea Boeri ? Identifiez la place de chacun des deux
salariés dans l’organigramme.
C’est P. Clair qui accueille Andrea dans l’entreprise parce qu’il est le directeur travaux, il est le chef du service et
donc le supérieur hiérarchique d’Andrea. P. Clair est le mieux placé pour expliquer à Andrea le fonctionnement de
l’entreprise.
Dans l’organigramme : Andrea Boeri fait partie des « autres ouvriers spécialisés ».
2. Retracez la ligne hiérarchique dont parle Philippe Clair. Quel rapport existe entre ces différentes
personnes ?
P. Clair ingénieurs travaux chefs de chantier ouvriers et compagnons. Il existe un rapport hiérarchique
entre ces individus. Ceux qui sont en haut, peu nombreux, ont le pouvoir de décision. Ceux qui sont plus bas,
nombreux, mettent en œuvre les décisions.
3. Identifiez les valeurs de Domum Bâtiment. Laquelle est particulièrement en phase avec la conviction
d’Andrea ?
Trois valeurs constituent la culture d’entreprise de l’entreprise : la passion du métier, l’engagement auprès des
clients, la solidarité des équipes. Andrea est en accord avec « la passion du métier », il aime son métier qu’il met en
œuvre avec « patience et minutie ».
4. Dans son ancienne entreprise, Andrea était-il en phase avec les valeurs de cette dernière ? Que s’est-il
alors passé ?
Non, il n’était pas en accord avec les valeurs de son ancienne entreprise qui réalisait, d’après lui, des travaux
bâclés. Peu satisfait du fonctionnement de cette entreprise, Andrea a démissionné.
5. Mettez en relation les valeurs de Domum Bâtiment avec les normes évoquées par Philippe Clair.
Passion du métier Prendre son temps pour un travail parfait
L’engagement auprès des clients Des jours d’astreinte pour répondre aux clients
La solidarité des équipes Un dispositif d’intégration avec un tuteur
6. Identifiez toutes les cultures qui vont cohabiter au sein de Domum Bâtiment. D’après vous, quels
intérêts et quels risques cela peut-il représenter ?
La culture de l’entreprise, la culture des compagnons du devoir, la culture française, la culture italienne. Intérêts :
originalité, inventivité, partage de valeurs ou de façons de faire.
Risques : incompréhension, conflit, isolement.
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2. Comprendre les rituels et les codes (p. 61)
Itinéraire 1
1. Repérez les rituels de salutation et de présentation qui existent entre les ouvriers.
Rituels de salutation : normalement les ouvriers se font la bise.
Rituels de présentation : un moment convivial où les nouveaux cuisinent une spécialité de leur région.
2. Comparez les rituels mis en œuvre entre Andrea et Philippe Clair (notion 1) et entre Andrea et Paul
Durand. Quelle conclusion peut-on en tirer ?
Andrea et P. Clair : poignée de main, vouvoiement, emploi de « Monsieur ». Andrea et P. Durand : bise,
tutoiement, utilisation d’un surnom. Les liens hiérarchiques sont différents.
3. Expliquez si « l’apéro des compagnons » et la réunion mensuelle de débriefing appartiennent plutôt
aux normes ou aux rituels.
La réunion mensuelle est officielle et obligatoire, c’est une règle mise en place par l’entreprise, il s’agit d’une
norme. L’apéro est une habitude mise en place de façon informelle par les ouvriers après le travail, l’apéro n’est
pas obligatoire, aucune sanction n’est prévue en cas d’absence, c’est un rituel.
4. Quel intérêt représente « l’apéro des compagnons » pour les salariés ?
L’apéro permet aux ouvriers de tisser des liens amicaux entre eux en passant du temps ensemble. Ces relations
informelles sont importantes pour favoriser le climat relationnel dans l’entreprise.
5. Pourquoi Andrea a-t-il tout particulièrement intérêt à participer à ces moments informels ?
Ils lui permettront de s’intégrer au groupe et de développer des relations amicales ou de travail.
6. Identifiez les codes pratiqués entre les salariés.
Codes vestimentaires : sur les vêtements de travail, il est autorisé d’ajouter un « blason » qui identifie les corps de
métier. Vocabulaire : chacun a un surnom qui correspond à ses attributions « le bloc », « le compas ». Petits
comportements habituels : communication par textos.
7. D’après vous, quels sont les avantages et les risques pour Andrea de l’existence de rituels et de codes
forts au sein de Domum Bâtiment ?
Avantages : habitudes communes, sentiment d’appartenance, solidarité entre tous, cohésion.
Risques : l’obligation tacite d’adopter ces fonctionnements car sinon il pourrait courir le risque d’être rejeté et
exclu.
3. Distinguer représentation, stéréotype et attribution (p. 63)
Itinéraire 1
1. Repérez, dans la discussion, la représentation sociale mise en avant par la maire. Est-elle fondée,
selon vous ?
Le maire utilise une représentation sociale pour faire culpabiliser Matteo qui recrute des ouvriers compagnons :
« Je croyais que l’association des compagnons proposait d’excellentes formations ». Oui, cette représentation est
fondée puisque cette école est l’une des meilleures pour exercer un métier manuel.
Complément :
Les représentations sociales sont marquées par un contexte, une époque, une religion. Elles évoluent dans le
temps, peuvent être fondées ou non. Quelques exemples de représentations : « La terre est plate ». « Le soleil
tourne autour de la terre ». « Pour vivre ensemble, il faut se marier ». « L’avortement est un crime ». « Le
dimanche est un jour de repos ».
2. Quel stéréotype a été utilisé par la maire pour justifier le retard sur le chantier ? Est-il fondé, selon
vous ?
« Les Italiens passent leur temps à parler. Ce sont de beaux parleurs ! » Non, ce stéréotype n’est pas fondé parce
que cela voudrait dire que tous les Italiens ont le même comportement. C’est caricatural.
3. Quel risque font courir les stéréotypes dans les organisations ?
Les stéréotypes sont un danger parce qu’ils conduisent à des discriminations. Les personnes discriminées peuvent
être licenciées à tort, isolées dans leur travail sans raison valable.
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4. Recherchez d’autres stéréotypes présents dans les organisations et envisagez des solutions pour lutter
contre.
Les jeunes ne sont pas compétents. Les femmes ne sont pas disponibles et sont trop émotives. Les seniors ne sont
pas productifs, etc. Pour lutter contre : mener une campagne de communication pour faire changer les mentalités,
s’engager à recruter en respectant la mixité et la diversité.
5. Selon Matteo Bova, quelle est l’explication principale du retard ? Faites le lien avec la notion
d’attribution.
Matteo attribue le retard aux mauvaises conditions météo qui ont empêché les ouvriers de travailler en extérieur.
Pour lui, il s’agit de l’unique raison pour expliquer ce retard d’un mois par rapport à la date prévue initialement.
6. Cette explication est-elle valable, selon vous ?
Cette explication n’est pas valable parce que la pluie est tombée pendant une semaine alors que le chantier a eu un
mois de retard. Donc d’autres raisons, tues par Matteo, sont à l’origine de ce retard (mauvaise évaluation des délais,
salariés absents, effectif insuffisant, par exemple).
7. Quels risques font courir les représentations, les stéréotypes et les attributions lorsque nous sommes
confrontés à des difficultés ?
Ils font courir le risque d’une erreur de jugement sur certains événements, situations ou personnes. Ainsi, ils
peuvent influencer négativement nos comportements : prendre de mauvaises décisions ou des décisions injustes,
éviter d’assumer nos responsabilités, nous tromper sur les causes réelles d’un problème.
4. Étudier l’utilité d’un réseau social d’entreprise (p. 65)
Itinéraire 1
1. Quels sont les objectifs de Matteo Bova en mettant en place le RSE ?
Les objectifs sont de faciliter les interactions, de partager les informations et de diffuser la culture d’entreprise pour
mettre en œuvre un fonctionnement moins rigide.
2. Retrouvez les possibilités offertes par le RSE qui permettent d’atteindre ces objectifs.
Faciliter les interactions : contacts, messagerie, publications sur le fil d’actualité ou dans les équipes.
Partager les informations : les informations sont partagées dans les communautés ou grâce au calendrier des
événements.
Diffuser la culture d’entreprise : entraide et échange de savoir-faire dans les communautés par exemple.
3. Quelles sont les informations qui intéressent plus particulièrement Andrea sur le RSE ?
Le planning des chantiers, les informations partagées dans la communauté des paveurs-dalleurs, les événements
formels ou informels, etc.
4. Retrouvez les communautés et les équipes dans lesquelles Andrea est membre.
Andrea fait partie de la communauté des paveurs-dalleurs (il peut sûrement s’inscrire à d’autres si cela l’intéresse)
et de l’équipe de la piscine de Castelnau.
5. Quelles interventions peut faire Andrea sur le RSE ?
Publier des informations, créer un événement, commenter une publication, envoyer un message, participer à des
sondages, « liker » une publication, etc.
6. En quoi le RSE représente un avantage pour le directeur « travaux », Philippe Clair, en ce qui
concerne l’organisation du travail ?
P. Clair peut intervenir dans les échanges des équipes de chantier, prendre connaissance éventuellement des
difficultés sur les chantiers. Il peut gérer le planning des chantiers et donc le temps de travail des équipes. Il peut
aussi annoncer la réunion mensuelle : ordre du jour, heure, lieu, etc.
7. Quels sont les intérêts, pour les salariés, d’utiliser le RSE ?
Le RSE permet d’échanger en temps réels, de partager des informations pour tous, de créer des événements où
chacun peut s’inscrire en fonction de ses choix, et surtout de centraliser toutes ces informations sur le RSE sans
avoir à s’échanger des quantités de mails.