16 Matrices
16 Matrices
16 Matrices
2 Systèmes linéaires 7
2.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.2 Ensemble solution . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3 Algorithme du pivot . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
3 Matrices inversibles 10
3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2 Matrices inversibles d’ordre 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.3 Opération sur les matrices inversibles . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
3.4 Opérations sur les lignes et colonnes . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.5 Matrices triangulaires inversibles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
Remarque :
• Pour i ∈ I, on note Li = ( ai1 , . . . , aip ) la i-ème ligne de A.
a1j
..
• Pour j ∈ J, on note Cj = . la j-ème colonne de A.
anj
• Si n = p, la matrice A est carrée de taille n et l’on note son ensemble Mn (K )
La famille ( a11 , a22 , . . . , ann ) est appelée diagonale de A.
• Si n = 1, on dit que la matrice A est une matrice ligne.
• Si p = 1, on dit que la matrice A est une matrice colonne.
• La matrice (n, p) dont tous les coefficients sont nuls est appelée matrice nulle
et notée 0n,p ou plus simplement 0.
B Il est d’usage d’utiliser i pour indice ligne et j pour indice colonne.
↓
p p
a11 ... a1p −→ ...
∑ a1k bk1 ∑ a1k bkq
.. .. k =1 k =1
. . .. ..
. .
p p
...
an1 anp
...
∑ a pkbk1 ∑ ank bnq
k =1 k =1
Remarque :
• On ne peut effectuer ce produit s’il y a compatibilité des formats :
matrice (n , p) × matrice ( p , q) = matrice (n , q)
• Le produit matriciel avec des matrices carrées ne change par le format.
Mn (K ) est stable par produit.
• Le produit matriciel n’est pas commutatif.
0 1 1 1 0 0
• Le produit matriciel peut être nul avec A et B non nulles : =
0 0 0 0 0 0
2 1 4 −1 5
1 3 1 0 1
= 7 −3 10
Exemple : 2 −1 3
2 0 2 0 2
(3, 2) × (2, 3) = (3, 3)
Remarque : Par convention, on ne met pas les zéros dans une matrice lorsque
celle-ci en contient beaucoup.
Remarque :
• On appelle aussi la matrice identité la matrice unité.
• On peut noter la matrice identité avec le symbole de Kronecker : In = (δij )
1.5 Transposée
= ∑ ∑ akℓ J
ℓ=1 k =1
Remarque : Tout se passe avec les blocs comme avec les scalaires.
AB= BA
Remarque : A l’ordre 2 : ( A + B)2 = A2 + AB + BA + B2 = A2 + 2AB + B2
1 3 4 0 3 4
Exemple : Soit A = 0 1 0 et J = 0 0 0
0 0 1 0 0 0
Il est clair que A = I3 + J, et J 2 = 0 ⇒ J i = 0, i > 2
Comme la matrice identité commute avec toute matrice, d’après la formule du
binôme :
n 1 3n 4n
n i n −i n
An = ( I3 + J )n = ∑ I3 J = I3n−1 J 1 + + I3n J 0 = nJ + I3 = 0 1 0
i n − 1
i =0 0 0 1
Définition 6 : Soit A ∈ Mn (K ).
• On dit que A est symétrique si tA = A
• On dit que A est antisymétrique si tA = − A
Exemples :
a1 λ
• Matrice diagonale :
...
• Matrice scalaire :
...
an λ
• Matrice triangulaire
supérieure
• Matrice triangulaire
inférieure
a11 a12 . . . a1n a11
a22 . . . a2n
a21 a22
. . . .. .. .. . .
.
. . .
ann an1 an2 . . . ann
Définition 8 : Soit A ∈ Mn (K ).
On appelle trace de A, notée tr( A) la somme des coefficients diagonaux de A.
• Linéarité : ∀ A, B ∈ Mn (K ), λ, µ ∈ K, tr(λA + µB) = λtr( A) + µtr( B)
• Produit de matrices : ∀ A, B ∈ Mn (K ), tr( AB) = tr( BA)
2 Systèmes linéaires
2.1 Définition
(
x
x + 2y + 3z = 1
1 2 3 1
Exemple : Soit le système : y = ⇔
4 5 6 4 4x + 5y + 6z = 4
z
Démonstration :
Soit le système AX = B compatible dont Xpart est une solution particulière :
AX = B ⇔ AX = AXpart ⇔ A( X − Xpart ) = 0
⇔ X − Xpart est une solution Xhom du système homogène associé
⇔ X = Xpart + Xhom
(
x + 2y + 3z = 1
Exemple : Solution du système (S) :
4x + 5y + 6z = 4
Exemples :
9x − 3y + 3z = 0
• Résolution de : −5x + y − 6z = −1 Solution : X = (3 ; 8 ; −1)
x + y + z = 10
9x − 3y + 3z = 0
1 x + y + z = 10
L1 ← L3
−5x + y − 6z = −1 ⇔ 9x − 3y + 3z = 0 L2 ← L1
x + y + z = 10
− 5x + y − 6z = −1 L3 ← L2
x + y + z = 10
⇔ − 12y + 6z = −90 L2 ← L2 − 9L1
6y − z = 49 L3 ← L3 + 5L1
x + y + z = 10
1
⇔ 2 y + z = 15 L2 ← − L2
6
6y − z = 49
x + y + z = 10
⇔ 2y + z = 15
− 4z = 4 L3 ← L3 − 3L2
z = −1
L1 ↔ L3
15 − z
⇔ y= =8
2
x = 10 − y − x = 3
2x + y − z − t = −18
• Résolution de : x+y+ z+ t = 0
x + y − 7z + 13t = −40
2x + y − z − t = − 18 1x+y+ z+ t = 0
L1 ↔ L2
x+y+ z+ t = 0 ⇔ 2x + y − z − t = −18
x + y − 7z + 13t = −40
x + y − 7z + 13t = −40
x+y+ z+ t = 0
⇔ − y − 3z − 3t = −18 L2 ← L2 − 2L1
− 8z + 12t = −40 L3 ← L3 − L1
x+y+ z+ t = 0
L2 ← − L2
⇔ y + 3z + 3t = 18
1
2z − 3t = 10 L3 ← − L3
4
3
z = 5+ t
2
On remonte ensuite le système échelonné : 15
y = 18 − 3z − 3t = 3 − t
2
x = −y − z − t = −8 + 5t
15 3
Les solutions sont : X = (5 , 3 , −8 , 0) + Vect 5 ,− , , 1
| {z } 2 2
Sol. part. t=0 | {z }
sol. syst. hom.
3 Matrices inversibles
3.1 Définition
Remarque :
• Toute matrice carrée avec une ligne ou une colonne nulle n’est pas inversible.
• Une matrice diagonale dont les coefficient sont non nuls est inversible :
−1 1
a1 a1
. . .
=
...
an 1
an
9x − 3y + 3z = a 1 x+y+z = c
L1 ← L3
−5x + y − 6z = b ⇔ 9x − 3y + 3z = a L2 ← L1
−5x + y − 6z = b
x+y+z = c L2 ← L2
x+y+z = c
⇔ 12y + 6z = 9c − a L2 ← 9L1 − L2
6y − z = 5c + b L3 ← 5L1 + L3
x+y+z = c
3 1 1
⇔ 2 y+z = c− a L2 ← L2
2 6 6
6y − z = 5c + b
x+y+z = c
3 1
⇔ 2y + z = c − a
2 6
1 1
4z = − c − a − b L3 ← 3L2 − L3
2 2
1 1 1
z = − a− b− c L1 ← L3
8 4 8
1 1 13
⇔ y = − a+ b+ c
48 8 16
7 1 5
x = a+ b+ c L3 ← L1
18 8 16
7 1 5
48 8 16
1 1 13
On trouve alors A−1 = −
48 8 16 Cela est un peu calculatoire !
− 81 − 14 − 18
a c
Théorème 6 : Soit a, b, c, d ∈ K et A = .
b d
a c
• On appelle déterminant de A le scalaire noté det( A) =
= ad − bc
b d
• La matrice A est inversible si, et seulement si, det( A) 6= 0. On a alors :
−1 1 d −c
A =
ad − bc −b a
Remarque :
• Pour se souvenir de ces formules, on retiendra que le dénominateur est tou-
jours δ et pour le numérateur, dans x, on remplace la 1re colonne du détermi-
nant par le second membre (cc′ ) tandis que dans y c’est la 2e colonne que l’on
remplace.
• Ces formules sont purement théoriques et sont très « lourdes » à utiliser dans
la résolution d’un système. C’est la raison pour laquelle, elle ne sont plus en-
seignées au lycée.
a b
Démonstration : Si δ 6= 0 alors la matrice est inversible, donc
a′ b′
d’après le système de Cramer :
−1 ′ ′
x a b c 1 b −b c 1 cb − bc′
= ′ ′ = ′ = ′
y a b c′ ab − ba′ − a′ a c′ ab − ba′ ac′ − ca′
Démonstration :
• Inverse : immédiat d’après la définition.
• Produit : ( AB)( B−1 A−1 ) = A( BB−1 ) A−1 = AIn A−1 = AA−1 = In
de même ( B−1 A−1 )( AB) = In
• Puissance : Récurrence sur k ∈ N à partir du produit puis avec l’inverse k ∈ Z.
• Transposée : (tA) t ( A−1 ) = t ( AA−1 ) =t In = In de même (t A−1 ) (tA) = In
1 i j
↓ ↓
... 1 1
1
..
... .
i → 0 1
1 1
1
..
i → λ
..
.
1
.
1 .. i → λ 1
j → 1 0 .
..
1
1 .
.. 1
.
1
Matrice permutation Pi,j Matrice dilatation Di (λ) Matrice transvection Ti,j (λ)
Remarque :
• Si la matrice A ∈ Mn,p (K ) n’est pas carrée, prendre p au lieu de n pour les
opérations sur les colonnes.
• Ces opérations étant réversibles, ces trois
matrices
de passage sont inversibles :
−1 1
Pi,j = Pi,j , Di−1 (λ) = Di −1
et Ti,j (λ) = Ti,j (−λ)
λ
permutation Li ↔ L j ou Ci ↔ Cj Pi,j
Application :
• Si l’on fait des opérations sur les lignes on multiplie A à gauche par Pi,j , Di (λ)
ou Ti,j (λ).
• Si l’on fait des opérations sur les colonnes on multiplie A à droite par Pi,j , Di (λ)
ou Ti,j (λ).
Théorème 9 : Soit A ∈ Mn (K ).
Si l’on peut transformer A en In par des opérations élémentaires alors ces mêmes
opérations permettent de transformer In en A−1
Remarque : C’est une autre méthode pour déterminer l’inverse d’une matrice.
B On opère soit sur les lignes, soit sur les colonnes mais pas sur les deux !