Exam 2 Trim 3AS
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Texte :
Pour certaines femmes, travailler cest dabord spanouir, c'est--dire sortir du monde clos de la maison,
de ses tches ennuyeuses et monotones. Cest aussi changer son labour contre un salaire qui la valorise.
Cest enfin, participer luvre ddification dune socit moderne, en sinscrivant dans la socit active
pour viter la marginalisation. Mais aujourdhui encore, chez certains esprits rtrogrades, travailler signifie
toujours pour la femme dshonneur. Par consquent, celle-ci est amene subir toute les vexations rserves
aux femmes qui ont, selon une opinion trs rpandue, perdu leur honneur, et qui sont donc sorties de
lunivers qui est le leur pour mettre bas lhonneur des frres et des poux.
Ainsi, les femmes travailleuses demeurent actuellement soumises deux systmes de normes : celui de la
socit industrielle, au travail, et celui de la socit traditionnelle, au foyer.
Ds lors, le dveloppement des psychonvroses fminines sexpliquerait en grande partie par les normes
contradictoires que la femme doit concilier. Elle est de plus, victime des dysfonctionnements
caractristiques dune socit en pleine mutation. Et cela a des rpercussions sur son travail. Elle fait face
toutes les tches mnagres. Elle prend en charge des dmarches accomplies traditionnellement par le mari :
dmarches administratives, paiement des factures, visites mdicales des enfants etc. La double journe de
besogne est chez nous plus lourde quailleurs en raison de labsence ou linsuffisance de structures sociales
pour aider la femme qui travaille. Le travail domestique lui, nest pas considr comme travail, c'est--dire
celui qui produit pour le march .
En fait, les activits rserves aux femmes (paramdical, secrtariat, enseignement) sont pour la plupart
du temps pouvantes et mal rmunres. Bien souvent, poste gal, elle touche un salaire infrieur celui
de lhomme, et son positionnement dans la hirarchie administrative ne dpassera jamais un certain grade et
ce quel que soit son diplme. Son sexe reste, bien entendu, un handicap pour son accession des postes de
responsabilit rserves la gente masculine.
Questions :
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4-Classez les expressions suivantes dans le tableau ci-dessous :
5- Celui qui produit pour le march . Par cette expression, lauteur veut montrer que :
Sujet 01 :
Aprs que vous rentriez chez vous, vos parents vous ont interrog sur le contenu de ce texte.
Sujet 02 :
Pour rpondre aux besoins de la vie, certains parents font sortir leurs enfants pour travailler.
BON COURAGE
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Lyce Kasdi Merbah -B.E.B- Niveau : 3 A.S.S/M
Anne scolaire : 2013/2014 Dure : 02 heures
Le sport - intermdiaire entre la vie et le jeu - a prcisment pour but de crer un univers idal o un
certain nombre de rgles, un certain esprit, une certaine morale strictement codifie essaient de combiner
la force et la justice et de limiter la premire par la seconde. Puisque le monde n'est pas prt
reconnatre l'adversaire comme un autre soi-mme et lui accorder toutes ses chances, considrons au
moins le sport comme un terrain d'essai, comme le domaine privilgi de cette belle utopie.
C'est un paradoxe 1 extraordinaire de voir l'une des activits humaines qui repose le plus ouvertement
sur la force, sur l'habilet, sur les moyens physiques, faire appel en mme temps aux vertus morales. Il y
a quelque chose d'un peu triste dans cette constatation : il a fallu que le fair-play 2 devienne un jeu pour
tre vraiment appliqu. Mais cette vrit un peu triste est en mme temps exaltante. C'est par l que le
sport n'est pas un dchanement de brutalit. C'est par l qu'il contribue la comprhension
internationale. C'est par l qu'il est un lment de civilisation.
Le sport ne consiste pas tuer son adversaire, l'craser, l'humilier, mais jouer avec lui, non pas
comme le chat joue avec la souris, mais comme l'enfant joue avec l'enfant, c'est--dire se servir de lui
sans l'abaisser pour dvelopper ses capacits humaines. Dans le sport, grce au fair-play, le vainqueur
s'lve grce au vaincu et il lve le vaincu en mme temps qu'il s'lve lui-mme. Il est bon, il est juste
de gagner, condition d'avoir tout fait pour que l'autre puisse gagner aussi. Ah ! Comme les socits
feraient bien de prendre exemple sur le fair-play et les hommes politiques sur les sportifs dans leurs
conceptions de la vritable galit, de la slection et de la hirarchie.
Jean D'ORMESSON,
Hebdomadaire sportif, L'Equipe WEEK END
Novembre 1979
1- Paradoxe : contradiction
2- Fair-play : esprit sportif
QUESTIONS :