Bonjour à toutes qui passez par ici!
La rentrée s'est très bien passée, les enfants ont presque terminé leur première semaine d'école et ma foi ils s'en tirent plutôt bien et moi aussi! je n'ai pas eu à acheter grand chose, ayant conservé pas mal d'affaires de l'année dernière. Et j'ai plastifié en un temps record tous les livres que les enfants m'ont ramenés.
Il est vrai qu'après avoir passé tant de temps sous le soleil sarde, nous avons eu du mal à nous remettre dans le rythme, mais nous avons eu dix jours pour nous habituer entre le moment où nous sommes rentrés et où l'école a débuté.
Je suis fière de mes deux grands, car à présent Ly-Lan entre dans la section moyenne, ce qui signifie qu'elle aura des notes et qu'elle va à l'école le mercredi matin.
Mais, me direz-vous, pourquoi ce titre si mystérieux? Que signifie ce chiffre? Est-ce le nombre d'exoplanètes découvertes jusqu'à ce jour? La facture de ma carte de crédit post vacances? Et bien non!
Ce chiffre correspond au nombre approximatif de pages que j'ai lues cet été! Un savant calcul m'a permis d'arriver à ce résultat: chaque livre lu comprenant en moyenne 400 pages et sachant que j'en ai lus la bagatelle de 17, j'en arrive à 6800 pages. Je suis rentrée la tête pleine de belles phrases, d'ambiances diverses, de personnages bien campés et qui resteront longtemps dans mon coeur!
Commençons par une quadrilogie sublime que je vous conseille vivement! "L'amie prodigieuse" (l'amica geniale dans le titre original) est un roman écrit par un ou une écrivain italien/ne, Elena Ferrante, dont on ne connaît pratiquement rien. Cette personne ne donne pas d'interviews, aucune photo ne circule. Et pourtant, ses quatres romans sont une pure merveille. Le dernier tome de cette saga napolitaine a même été nominé au prestigieux Premio Strega (l'équivalent italien du Goncourt). L'amitié de Elena et Lila chevauche les siècles et nous emmène dans la Naples des années 60 jusqu'à celle des années 2000. Les personnages sont forts, vibrants d'émotions, la narration est incroyable, fluide, prenante, obsédante parfois. J'ai vraiment dévoré ces quatre pavés qui m'ont tenus compagnie tout au long de l'été.
Après son fakir coincé dans une armoire, Romain Puertolas nous entraîne dans un conte des temps modernes avec "La petite fille qui avait avalé un nuage grand comme la tour Eiffel". J'étais très intriguée au début et je me suis laissée prendre au jeu, jusqu'au dénouement final dont je vous tairai tout si vous voulez le lire!
"Check-Point" de Jean-Christophe Rufin m'a un peu déçue, je pensais trouver plus de profondeur et d'intensité, mais somme toute c'était un bon roman pour l'été, avec une dose de suspense et d'histoire d'amour. L'histoire se passe presque entièrement dans deux camions humanitaires dans l'enfer de la guerre en ex-Yougoslavie et met en scène une jeune femme et quatre hommes que tout oppose mais qui sont obligés de vivre ensemble pour leur mission.
Michel Tremblay m'a également tenue en haleine avec la suite de sa saga Desrosiers, des romans que l'on dévore, que l'on a envie de savourer mais qui passent trop vite!
J'ai bien ri avec les petits vieux de Catharina Ingelman-Sundberg. "Comment braquer une banque sans perdre son dentier" est ébouriffant d'humour et de drôlerie! j'adore cette bande de petits vieux échappés de la maison de retraite et qui planifient des braquages. Une bouffée d'air frais dans cet été caniculaire!
Il y a eu aussi "trompe-la-mort" de Jean-Michel Guenassia, un roman qui nous plonge dans l'Inde d'aujourd'hui. L'histoire de cet homme que la mort ne veut pas et qui se retrouve du jour au lendemain vedette d'un docu-fiction est assez prenante.
Il y a eu aussi l'incournable enquête du Commissario Montalbano, toujours aussi savoureux!
Et puis un tout petit roman un peu naïf mais qui m'a permis de passer une petite heure agréable. "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" n'est pas un chef-d'oeuvre mais c'est assez bien écrit.
J'ai été très déçue par le dernier Legardinier, pas grand chose à en dire...
Par contre, je n'ai pas été déçue par Antonio Manzini et son commissaire romain Rocco Schiavone, exilé dans la vallée d'Aoste et qui ne supporte pas cette ville et son climat. J'adore le personnage, l'ambiance, les enquêtes qui connaissent pas mal de rebondissements. Mais c'est surtout dans la vie privée du commissaire qu'il faut aller chercher les événements les plus intéressants, Le premier roman de Manzini traduit en français s'intitule "Piste noire" et je vous le conseille vivement!
Viennent ensuite "Seul le silence" de R.J. Ellory, remarquable roman noir, pesant et angoissant, et "il segreto di Angela" de Francesco Recami, un autre auteur que j'apprécie bien.
Côté scrap, j'ai repris peu à peu possession de ma table et de mes affaires, la chaleur de l'été n'ayant pas été très propice à la création, je l'avoue.
Je suis tata pour la quatrième fois et cette fois-ci c'est un petit garçon, cela méritait bien une petite carte! La voici:
J'ai utilisé ces gracieux petits éléments d'un set de tampons de chez Mama Elephant que j'ai toujours trouvé très craquant! J'ai utilisé du papier masque pour imprimer les différents éléments et donner de la profondeur à l'image. Je me suis bien amusée!
Ma musique du jour: Vous reprendrez bien un peu d'été? Dans notre bande son des vacances il y avait ceci, une chanson sans prise de tête qui était bien entraînante: